VI.Outremer Martinique-Réunion

VI.Outremer

LA MARTINIQUE
1. Emploi : Trouver du travail sur place aux jeunes non qualifiés
2. Vie chère
3. Solidarité
4. Santé publique – Maladie professionnelle

LA REUNION
1. Un pacte de stabilité des grands chantiers pour une meilleure lisibilité sur le long terme.
2. Un pacte de stabilité sur la stratégie économique pour les "secteurs locomotives"
3. Mise en place de la régionalisation dans la fonction publique d'Etat et hospitalière.
4. Amélioration de la compétitivité des entreprises réunionnaises face aux autres pays de la zone

 

Outremer


1) LA MARTINIQUE


Peuplée de 400 000 habitants sur 1100 km², notre densité de 363 habitants par km² est la plus importante des départements français hormis l’ile de France.

I – EMPLOI
1)Trouver du travail sur place aux jeunes non qualifiés qui s’expatrient de plus en plus vers la Métropole, non plus pour suivre des études et retourner au pays, mais tout simplement dans la recherche d’emplois.

Solution 1 : une formation scolaire renforcée dans l’école primaire et le collège, nos jeunes actuels, hormis les « bien nés » s’arrêtant après la 3ème sans avoir intégré un savoir et une réflexion « basiques », d’où une vague de violence par suite de désœuvrement (voir les dommages collatéraux du problème de la vie chère à la Réunion en ce moment, et en 2009 pour nous).
Solution 2 : le service militaire adapté de 6 à 9 mois (SMA existant sur place) à généraliser en Outre Mer en le rendant obligatoire, puisque débouchant sur des formations pratiques.
Solution 3 : revaloriser les métiers du primaire (agriculture, pêche) en déshérence en permettant un revenu supplémentaire par l’organisation d’activités annexes dans le tourisme.
-ex : loi d’habilitation permettant de construire des gîtes ruraux, gérés par la famille, s’intégrant dans le paysage (en bois -6 chambres maximum pour une SHON de 120m²) sur les petites terres agricoles de faibles superficies (de 1 à 3 hectares)-.
-ex : permis de transport et droit maritime allégés pour que les petits bateaux de pêches agréés (type yoles) puissent aussi transporter des touristes pour visiter les fonds marins ou les mammifères marins plus au large.

2)Engager une politique de grands travaux d’infrastructures pour un tramway reliant sur 30 km de diamètre les principales villes périphériques de Fort-de-France, (61 % de la population pour 71% des emplois), par un véritable « plan Marshall » sur la base de dotation de fonds franco-européens (Feder, etc…) en échange d’équipements en rames de wagons fabriqués en Europe.

3)Maintenir une politique de constructions de logements en allégeant les problèmes de l’indivision (problème structurel local) et en maintenant une défiscalisation notamment dans les zones urbaines à reconstruire dans des normes parasismique.

II – VIE CHERE
Vivant ici de l’importation à 87% de la Métropole, le calcul du prix se fait en ajoutant au prix HT Métropole le prix du transport, l’assurance (Prix CAF-coût assurance fret) sur lequel s’ajoutent l’octroi de mer (défini par la Région) puis la TVA.
L’octroi de mer déjà dans le collimateur de la commission de l’Europe sert à financer les communes de la Martinique qui elles-mêmes deviennent des bailleurs sociaux en ayant la tradition d’embaucher une clientèle électorale nécessiteuse qui contribue à l’endettement des collectivités locales.
Il est proposé de diminuer l’octroi de mer en le calculant uniquement sur la base du prix du produit importé, et non sur la base du prix CAF, ce qui diminuerait le coût de l’ensemble des produits d’importation.
III – SOLIDARITE
Alors que la fonction publique locale touche  40% de vie chère (supprimés à la retraite), le privé ne touche pas ces 40%, ce qui aggrave la situation des bas salaires. Il n’ont donc pas de quoi se constituer un bas de laine pou une retraite très faible alors que le coût de la vie est véritablement supérieur d’au moins 30%.
Le minimum vieillesse devrait être donc relevé dans les départements d’Outre Mer avec un coefficient multiplicateur de 1.3 environ pour ne pas aggraver les souffrances des personnes âgées.

IV – SANTE PUBLIQUE – MALADIE PROFESSIONNELLE
Il semble que l’empoisonnement au chlordécone, pesticide employé dans la banane de longues années après l’interdiction par l’Europe, responsable de cancer de la prostate, ne soit pas reconnu comme maladie professionnelle. Ce cas doit être reconnu.


2) LA REUNION

Pour faire face au contexte économique morose actuel, quatre "éléments fondateurs" pour un nouveau modèle économique pour la Réunion.
I . Un pacte de stabilité des grands chantiers pour une meilleure lisibilité sur le long terme, soit la signature d'une convention pour chaque grand projet qui fixerait toutes les modalités et qui verrouillerait les budgets.

II. Un pacte de stabilité sur la stratégie économique pour les "secteurs locomotives" de l'île, à savoir notamment les NTIC, le tourisme, la recherche et développement et les énergies renouvelables, "on doit s'y tenir sur une période relativement longue", précise-t-il.

III. Mise en place de la régionalisation dans la fonction publique d'Etat et hospitalière, "parce qu'il y a des jeunes réunionnais ici qui sont diplômés et qui ont les capacités".

IV. Amélioration de la compétitivité des entreprises réunionnaises face aux autres pays de la zone. En échange d’un engagement des entreprises à créer des emplois au niveau local, une réforme fiscale pourrait être engagée, concernant notamment les impôts sur les sociétés et les charges patronales.

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