III. L’égalité d’accès aux soins pour tous

III. L’égalité d’accès aux soins pour tous

1. Les sections d'urgence des hôpitaux et les maisons de santé

2. Dépister et accompagner le mal être avant l'âge adulte

3. Optimiser la gestion des Hôpitaux

 

III - 1. Les sections d'urgence des hôpitaux et les maisons de santé

 

Les sections d'urgence des hôpitaux et les maisons de santé :
pour participer au sauvetage du soldat Sécu

 

Le patient – mais doit–on encore l’appeler patient, tant il en a assez de patienter-, le malade, donc, doit être replacé au cœur du dispositif de la santé, et son médecin traitant à côté de lui, qui est malmené depuis trop longtemps. Il est illusoire de vouloir régler les problèmes de la médecine générale par des mesurettes conventionnelles dans le cadre d'une convention médicale moribonde.

Nous pensons qu’il est indispensable que le malade soit replacé au cœur du dispositif de la santé, mais aussi son médecin traitant à côté de lui, qui mérite cette place. Cette ambition gigantesque, et nationale, peut et doit se décliner aussi en région, tant l’ambition est d’offrir à tous les malades une prise en charge de qualité à proximité immédiate de leur domicile. Ce programme est national, car un certain nombre de décisions politiques doivent être prises ; mais il doit  aussi se décliner en région, par ce que la Région est le lieu de l’organisation de la médecine de proximité.

PROPOSITIONS
1.encourager la création de maisons de santé multidisciplinaires, lieu du diagnostic mais qui doivent être aussi le lieu de la prévention et avoir pour fonction pour fonctions :
a.d’assurer des soins de qualité, sans attente excessive, par des médecins généralistes reconnus et appréciés
b.de désenclaver les services d’urgence
c.de pratiquer une médecine de prévention permettant de prendre en charge la veille épidémiologique et l’éducation thérapeutique au niveau régional.
Ce dispositif a pour avantage, outre une prise en charge de qualité à proximité du domicile, la création d’un lieu où chaque professionnel tient son rôle en toute indépendance, mais travaille en équipe, ce qui est indispensable pour réduire votre isolement, et une diminution de la pression sur les Urgences.
Pour un fonctionnement optimal, nous proposons, après une réflexion multipartite avec l’ARS sur la constitution de chaque maillage régional, l’obtention d’une labellisation de la Maison de Santé reposant sur 5 critères : exercice sous le même toit ; implication des équipes dans la continuité des soins ; mode de rémunération mixte pour les professionnels de santé (une part à l’acte, une part au forfait) ; coordination des soins sur la base du partage des données médicales du malade entre tous les professionnels impliqués dans la prise en charge ; existence d’un réseau de télémédecine relié à des centres experts ou d’un dossier commun patient informatisé permettant d’accéder à des référentiels validés.
Un partenariat doit être engagé avec chaque ARS, de façon à être adapté à chaque région, concernant l’éducation de la population, la création de structures d’accueil médico-sociales moins onéreuses que les sections d’urgence, la création de maisons de santé qui sont une alternative crédible à l’engorgement des Urgences par des pathologies non urgentes et la réflexion sur la place de l’Urgence dans le système de soins.

2 . réguler les Urgences : partout en France, les Urgences sont le lieu d’un délire de consommation médicale depuis 10 ans. Faute d’alternative aux soins, faute de maisons de santé en nombre suffisant, en raison d’une inégalité importante dans l’accès aux soins, s’y pressent en foule nombre de malades, qui sont irrités par l’attente et qui harassent les médecins. L’utilisation raisonnée de la section d’urgence et des maisons de santé permet de remettre à sa juste place la médecine de proximité.

3. Réorganiser la régulation par le 15 La régulation par le 15 est imparfaite et de ce fait beaucoup top onéreuse, car l’information et l’éducation incitant la population à ne l’utiliser qu’à bon escient a été insuffisante…

4. Réorganiser l’activité des Urgentistes, qui réalisent dans la semaine 2x24h groupées, et le reste du temps travaillent dans des structures privées, parfois hors territoire francais.

5. Optimiser la gestion des hôpitaux par la création de GCS. Le GCS, pour être une structure un peu complexe à monter, permet la réalisation d’économies substantielles à efficacité égale. Cette « centrale d’achat » permet de réaliser 39% d’économies, en groupant les achats de matériel de toute nature. La Région aiderait logistiquement à leur constitution ; elle pourrait ainsi réserver son soutien financier aux GCS constitués. Ce qui permettrait soit d’économiser 30% de financements ; soit d’accorder à la Santé Régionale 30% de plus.

6. Améliorer la gestion des hôpitaux. Nul ne peut contester la priorité qui s'attache à l'amélioration du système de santé, dont la déliquescence doit être enrayée tant pour des raisons de cohésion sociale et d'efficacité économique que de soutenabilité des comptes publics : le déficit de la Sécurité sociale devait en effet atteindre 15 à 20 milliards d'euros en 2009, dont la moitié pour l'assurance-maladie, avec une dette sociale culminant autour de 160 milliards d'€, contre 41 milliards en 1996.
Le pivot en est l'hôpital, que les projets de réforme entendent réorganiser autour de trois axes :
la transformation des directeurs d'hôpital en patrons à part entière dotés de pouvoirs élargis en matière de recrutement et de rémunération des personnels;
le regroupement des établissements en communautés hospitalières ;
la poursuite de la décentralisation par le biais d'agences régionales chargées de coordonner l'offre de soins.
Le pari paraît très aléatoire, qui consiste pour l'Etat à planifier et à rationaliser l'offre de soins sur une base régionale. Mais il doit être gagné…Le dirigisme sanitaire semble en effet une réponse paradoxale aux défis que doit relever le système de santé français. En matière de santé, l'Etat continue à s'occuper de tout et de tous, sauf des soins et des malades.

7. avoir enfin le courage politique d’affirmer que les maires des communes et des villes ne seront plus présidents des conseils d’administration des hôpitaux, qui représente souvent le principal employeur de la Ville

8. convertir certains petits hôpitaux en centre d’accueil pour personnes âgées dépendantes Certes, il convient de permettre aux huit Français sur dix qui disent vouloir passer leurs vieux jours dans l'intimité de leur domicile de réaliser leur souhait. Mais ce souhaite ne sera jamais réalisable pour tous d’une part ; d’autre part, une véritable réflexion doit s’instaurer quant à la posibilité d’utiliser ces petits hôpitaux comme structure de soins de proximité, ce qui permettrait de les laisser ouvert à moindre coût et moindre risque.

9. développer l'HAD sur le territoire, et confronter ses prix factures a la SS a ceux des prestataires prives qui réalisent parfois les mêmes services ms factures moins chers.

10. s’inspirer de l’organisation de la SS Alsacienne Les alsaciens bénéficient d'un meilleur remboursement tant pour les médicaments à vignette bleue remboursés à 80% au lieu de 35%, que pour les frais d'appareillage 90% contre 60%, et 90% des cures thermales. Ils bénéficient aussi d’une meilleure prise en charge  hospitalière à 100%, pour le régime local, mais au prix d'un prélèvement supplémentaire soit 1,8% du salaire brut
Il en va de même pour les retraites avec mise en place de la CRAV caisse régionale d’assurance vieillesse (une CRAV existe en IDF aussi), au prix du même prélèvement supplémentaire de 1,8% du salaire brut.

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