Les Chroniques des membres de La Gauche Moderne

2011: pas d'augmentation des impôts: le titre du journal Le Monde était contraire à la vérité

Publié le 14 Septembre 2010

Il y a plus de deux mois, le quotidien "Le Monde" dans un titre péremptoire, annonçait en première page " la hausse des impôts est inévitable’', (sans point d'interrogation). Cela signifiait que le gouvernement de François Fillon allait, sans aucun doute et très vite, procéder à des augmentations générales d’impôt. Or le gouvernement et le Président avaient toujours indiqué qu’ils ne le feraient pas : le Monde voulait donc par ce titre affirmer que le gouvernement mentait et qu’il devrait se résoudre à une politique qui était celle que préconisaient les socialistes et ce journal d’opposition lui-même.

 

On a la confirmation aujourd’hui que cette affirmation était erronée et on peut penser qu’elle n’avait pour but que de manipuler l’opinion et de tenter de la détourner du gouvernement. Ce procédé n’était pas nouveau.

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Laurent Fabius, affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, périodiquement, les socialistes et leurs relais dans la presse, affirment, pour inquiéter le citoyen et l’électeur, que les impôts vont augmenter. Cela fut dit avant les élections municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement, fidèle à sa ligne, ne les a pas augmentés !

Qu’à cela ne tienne. Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les élections européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement contredit, dans la réalité, les déclarations socialistes.

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit et que cet argument de la hausse prochaine des impôts est utilisé dans cette période de difficultés réelles, pour accroître l'inquiétude de nos compatriotes, leur désarroi et leur opposition à la politique menée.

A cette raison de tactique politicienne, s'ajoute une raison de fond tenant à une conception idéologique et archaïque de l'économie.

 

En annonçant une prochaine et inéluctable hausse des impôts les socialistes justifient la hausse des prélèvements qu'eux-mêmes font figurer dans leur "projet". Est-on tenté de leur reprocher de prévoir de fortes augmentations d'impôts, ils répondent "c'est inéluctable, d'ailleurs le gouvernement lui-même devra s'y résoudre." Pour répondre à la situation financière difficile qui est la nôtre, et s'attacher à diminuer le montant excessif de notre dette publique, ils ne voient qu'une solution: augmenter les recettes et d'abord l'impôt!

Pour sa part le gouvernement sait que d’autres leviers sont possibles et préférables, la croissance et une limitation drastique des dépenses publiques improductives. Il complète très justement cette politique, et l’a annoncé vendredi 20 août, par une limitation – souhaitée depuis longtemps - des avantages accordés à ceux qui bénéficient des « niches fiscales ».

 

Alors, évidemment les socialistes (et n’en doutons pas, Le Monde écrira la même chose !) s’exclament, « c’est une augmentation d’impôts, on avait raison ». Bien entendu personne de bonne foi ne peut assimiler une diminution de certains avantages fiscaux exorbitants à une augmentation générale des impôts, mais les socialistes ne reculent jamais devant un travestissement de la vérité s’ils pensent pouvoir en profiter…

 

En tous cas, la déclaration du 20 août, indique clairement que conformément à ce qu’a toujours dit le Président de la République, il n’y aura pas d’augmentation d’impôts en 2011. C’est une bonne nouvelle pour les contribuables, c’est une bonne nouvelle pour l’économie et particulièrement pour la relance, qu’un alourdissement fiscal aurait risqué de compromettre. C’est à l’inverse une mauvaise nouvelle pour les socialistes et les médias d'opposition comme "Le Monde"", qui sont, une fois de plus, démentis par les faits.


Marc d’Héré

 

PS: Une déclaration très nette et très précise de François Baroin expliquant pourquoi la limitation de certaines "niches fiscales" n'est pas assimilable à une augmentation des impôts: "Nul n'est obligé d'utiliser une niche fiscale pour réduire son impôt; c'est une décision personnelle. En revanche, une augmentation générale de la fiscalité pénaliserait tout le monde. Il n'est pas question de procéder ainsi."