L'actualité de l'Union

des Démocrates et indépendants

Publié le 15 Octobre 2012

L'UDI vise 300 à 400 adhérents dans l'Aude

Entre UDI et UDF, il n'y a qu'une lettre de différence. Ce n'est peut-être pas fait exprès, mais ça tombe plutôt bien. "L'UDI, c'est une sorte d'UDF du 3e millénaire", lance en effet François Brébant. Avec Hervé Fraïsse (Parti Radical), le coordinateur régional de la Gauche Moderne est l'une des chevilles ouvrières de l'implantation locale de cette Union des Démocrates et Indépendants, née le 18 septembre dernier sous l'impulsion de Jean-Louis Borloo. L'heure est donc au rassemblement d'un peuple du centre éparpillé… voire en partie déstabilisé.

Opposition à Jacques Bascou

"Les membres de l'UDI viennent du Parti Radical, du Nouveau Centre, de l'Alliance Centriste, de la Gauche Moderne, de la Force Européenne Démocrate, de Territoires en Mouvement et du Centre National des Indépendants et Paysans", énumère François Brébant. Il s'agit donc bien de créer une entité solide au centre de l'échiquier politique… tant il est vrai que l'union fait la force. Localement, même philosophie. "On compte dans l'Aude trois partis structurés : le Parti Radical, le Nouveau Centre, essentiellement sur Carcassonne, et la Gauche Moderne". Mais les responsables souhaitent ouvrir bien au-delà, ce qui inclut bien sûr le MoDem. "J'ai déjà rencontré des militants désireux de nous rejoindre", affirme Hervé Fraïsse. "Ils ont été déroutés par le vote Hollande de Bayrou lors de la Présidentielle".

Il n'y aura en effet aucune tractation sur ce point : l'UDI est bien un parti de centre droit. "Si alliance il devait y avoir, ce serait certainement avec la droite républicaine, mais sûrement pas avec le PS", tranche François Brébant. Et si, dans l'Aude, "l'UDI ne prend pas position avant d'avoir opéré son rassemblement", à Narbonne, on précise d'ores et déjà vouloir contribuer "au regroupement de toutes les forces d'opposition à Jacques Bascou". Au moins, c'est dit.

Les deux responsables rassurent aussi : les composantes de l'UDI ne perdront pas leur identité. "C'est un nouveau parti, mais il autorise la co-adhésion", explique François Brébant. "Nous nous retrouvons autour d'un socle de valeurs communes, mais nous pourrons très bien être en désaccord sur certains dossiers !" De quoi engager le débat, d'autant que l'UDI espère également attirer "des personnes non-encartées". La campagne de séduction débutera le 21 octobre : suivra, en novembre, une grande réunion départementale d'information. "Nous tablons sur 300 à 400 militants audois", ajoute-t-on. Si tel était le cas, on assisterait effectivement à l'émergence d'une nouvelle force politique locale.

> Retrouvez cet article paru le 2 octobre 2012 sur le site www.lindependant.fr