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des Démocrates et indépendants

Publié le 18 Décembre 2012

L’UDI organise ses forces alsaciennes

L’Union des démocrates indépendants de Jean-Louis Borloo (UDI) a créé en Alsace des coordinations provisoires départementales. Elle espère agréger un grand parti.

« L’objectif est de recréer un grand parti ouvert, qui communique, qui réfléchisse, qui agisse, auquel on puisse adhérer : c’est ce qui est en train de se passer ! » François Loos, à peine désigné – par acclamations – président de la coordination provisoire de l’UDI du Bas-Rhin, désigne le cap.

« Nous sommes dans la majorité alsacienne et l’UMP est notre alliée ». Mais le rapprochement, à l’enseigne de l’UDI, concerne la plupart des familles du centre droit : hier matin à Strasbourg se sont retrouvés dans cette démarche des cadres et élus de l’Alliance centriste, du Nouveau Centre, du Parti radical, de Force européenne démocrate et des indépendants.

Le référendum du 7 avril

Cinq conseillers généraux (Pascale Jurdant-Pfeiffer, Alice Morel, Thierry Carbiener, Freddy Zimmermann, Pierre Marmillod), trois conseillers régionaux (François Loos, Catherine Zuber, Laurent Burckel), plusieurs élus locaux ont participé à la réunion. Tous se sont partagé la tâche, créant des groupes de travail sur l’Europe, la féminisation, la diversité, la collectivité unique, l’environnement et le rajeunissement.

Leur première campagne sera le référendum du 7 avril, sans état d’âmes : « Nous soutenons Philippe Richert », note François Loos.

Grande tablée œcuménique aussi à Pfastatt, pour la mise en place de la coordination du Haut-Rhin. Jean-Marie Bockel, vice-président de l’UDI, était entouré d’une dizaine d’élus représentants toutes les sensibilités du mouvement, dont Francis Hillmeyer et Christiane Eckert (Nouveau Centre), Michèle Striffler (Gauche moderne), Anne Dehestru (Alliance centriste), Jacques Dreyfuss et Jeff Ouadi (Parti radical).

Tous sont déterminés à faire de l’UDI « la première formation politique de France » autour de valeurs communes : une société équilibrée entre développement économique et solidarité, et un attachement à l’Europe. « L’espace qui est le nôtre existe plus que jamais entre l’UMP, au niveau de l’opposition, et un PS travaillé en interne par la gauche de la gauche. Nous sommes tout, sauf des supplétifs », assure Jean-Marie Bockel.

Borloo le 2 février

Pour les municipales, « l’UDI aura vocation à prendre le leadership quand ce sera possible », note Jean-Marie Bockel en évoquant une stratégie « au cas par cas » en envisageant « les bons partenariats avec les alliés ». Pour Mulhouse, cela devrait être avec le maire Jean Rottner (UMP) au sein d’une « alliance ». Le sujet est encore à l’étude pour Colmar. Pour Strasbourg, rien n’a été dit, mais l’hypothèse d’une liste Loos a avancé d’un bon pas hier. Les deux coordinations se préparent aussi à la réunion publique avec Jean-Louis Borloo, le 2 février à Strasbourg.

Par Franck Buchy et Jacques Fortier - dna.fr

Retrouvez cet article paru le 16 décembre 2012 sue le site www.dna.fr