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des Démocrates et indépendants

Publié le 17 Mars 2013

L’UDI 64 se construit

L’UDI 64 se construit
Le parti de Borloo, qui réunit plein de composantes, tente de s’implanter en Béarn.


« Nous repartons à la conquête de ces terres modérées, et qui le sont restées ». Voilà comment Jean Grenet de l’Union des démocrates indépendants résume la démarche du bureau provisoire du parti de Jean-Louis Borloo dans les Pyrénées-Atlantiques.

Agglomérat d’un centre-droit éparpillé après 2007, l’UDI réunit aujourd’hui le Parti radical (valoisiens), le Nouveau centre, la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, le Centre national des indépendants paysans, qui a connu ses heures de gloire sous la Quatrième, et quelques composantes centristes éparses, de Jean Arthuis à Jean-Christophe Lagarde.


Or, dans ce Béarn et ce Pays-Basque qui furent des terres d’élection pour la défunte UDF, les responsables locaux du centre veulent croire à un rebond avec l’UDI. Formellement, ils regroupent environ 500 adhérents de ces structures existantes. « Mais on ne connaît pas le nombre d’adhérents directs à l’UDI. Paris est entrain de faire les comptes, poursuit Jean Grenet, le maire de Bayonne. Et il y a de quoi labourer dans ce département où l’électorat centriste nous avait abandonné ».

Le corpus idéologique est connu. Pour ces centristes qui penchent à droite, l’UMP n’est pas un parti antagoniste, mais la droite populaire dépassait les bornes à leurs yeux. Quant au Modem, il pourrait être un allié. « Nous, nous avons les deux pieds à droite, eux, ils ont un pied à droite et un pied à gauche. C’est à eux de nous dire s’ils veulent travailler avec nous. Objectivement, il y a des gens du Modem qui ne feront pas la démarche. Les anciens écologistes ou les anciens de gauche, ils repartiront chez eux », prédit Jean Grenet.

« Lasserre a sa place ici »

Et Jean-Jacques Lasserre, l’homme qui a inventé Forces 64 pour justement regrouper les tenants du Modem et les anciens de l’UDF au Conseil général, dont six membres adhèrent directement ou indirectement à l’UDI ? « Jean-Jacques est quelqu’un que je connais depuis longtemps. Il est de centre-droit et il a sa place à l’UDI. Il y a déjà un pied, d’ailleurs. Mais son problème, c’est son attachement à François Bayrou. Il est fidèle en amitié et je le comprends. Nous l’avons d’ailleurs invité à trois reprises à nos bureaux départementaux. »

Pour le reste, l’UDI 64 ne se vit pas en braconnier sur les terres de droite. « On aurait pu profiter de la guerre des chefs à l’UMP, et nous ne l’avons pas fait, poursuit Jean Grenet. Qui annonce la constitution prochaine (en mai) d’un bureau départemental avec un président. Le temps que la construction s’opère, sachant que lui-même a été désigné responsable provisoire, « parce que j’étais le plus ancien en âge et le plus élevé en grade ». Le maire de Bayonne annonce en tout cas qu’il ne briguera pas la présidence de la nouvelle entité.


Retrouvez cet article de Nicolas Rebière paru le 15 mars 2013 sur le site www.sudouest.fr