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des Démocrates et indépendants

Publié le 31 Octobre 2012

CÔTE-D’OR : C’est parti pour l’UDI - Malika Gauthier (LGM)

Le lancement officiel du nouveau parti centriste, présidé au plan national par Jean-Louis Borloo et, en Côte-d’Or, par François Sauvadet, a eu lieu ce lundi soir, à Talant.

Malika Gauthie animatrice de la Fédération LGM de la Côte d’Or

Le coup d’envoi national avait eu lieu à la rentrée. Avec le « pacte » conclu à l’assemblée entre Jean-Louis Borloo, médiatique président du Parti Radical Valoisien et les Nouveau Centre Jean-Christophe Largarde et François Sauvadet, député de Côte-d’Or et président du Conseil général.
La déclinaison, au plan départemental, a été faite ce lundi soir, à Talant. Où l’UDI (Union des démocrates indépendants) s’est réunie officiellement pour la première fois, dans une salle de l’Espace Jean-Louis Mennetrier.
Aux côtés de François Sauvadet, on retrouvait Laurent Schembri. Maire de Faverolles-lès-Lucey et représentant de la FED (Fédération européenne des indépendants de Jean-Christophe Lagarde), Catherine-Louis et Marc Frot (élus Nouveau Centre au conseil général), Pascal Grappin, président du Nouveau Centre de Côte-d’Or, Malika Gauthier (Gauche Moderne), Jean-Philippe Morel (Parti radical valoisien) et Jean-Michel Maurice (CNIP pour centre national des indépendants et des paysans).
Bref, tout ce que le centre compte de partis, plus ou moins gros. Excepté de ModEm, bien entendu.

«Nous n’avons pas pesé
car nous étions divisés»

Pour François Sauvadet, l’aventure du Nouveau Centre, avec Hervé Morin, ex-candidat à la présidentielle avant de se rétracter, n’est plus. D’ailleurs, François Sauvadet et Jean-Christophe Lagarde s’étaient opposés à cette volonté. Résultat, leur tendance n’a pas existé dans le débat des présidentielles : « nous n’avons pas pesé car nous étions divisés. Avec un mouvement porté de manière très disparate. Les militants ont eu du mal à se repérer ».
Divisés qu’ils étaient entre la droite et le centre : « Il y a eu, d’un côté, ceux qui ont à l’UMP, qui ont cru à un parti unique. Et de l’autre, ceux qui se sont trompés dans le ‘ni-ni ‘ ». Comprendre, ceux qui se sont laissés tenter par le MoDem de François Bayrou….
Conséquence pour François Sauvadet, une victoire de la gauche et du PS : « au final, nous avons eu une alternance politique. Mais surtout des inquiétudes. Et des oppositions ». Avant d’utiliser le terme de « clivage », dont on avait beaucoup accusé Nicolas Sarkozy d’user et d’abuser : « clivages entre les entrepreneurs et les salariés, entre le capital et le travail. Mais aussi autour de sujet comme le mariage homosexuel ou le droit de vote des étrangers. Ce sont des sujets qui clivent la société ».
Alors quelle stratégie pour l’UDI ? François Sauvadet compte beaucoup sur la « désespérance et, en même temps, la ‘droitisation’ de la droite. Tout cela libère un espace politique ». Celui d’un centre-droit, prêt à travailler avec l’UMP bien sûr, mais qui n’en fait pas tout à fait partie.
Tout en insistant également sur volet « Europe » de l’UDI.
Mais également une autre notion, fondamentale à ses yeux : « c’est bien la création d’un nouveau parti politique, et non d’une confédération ».

«Un projet clair dans ses alliances»

A la suite de François Sauvadet, les différents orateurs ont emboîté le pas. D’abord Pascal Grappin, qui a pris la suite de François Sauvadet à la tête du Nouveau Centre de Côte-d’Or. « La création de l’UDI est une chance importante pour notre courant de pensée et notre pays. C’est, comme l’a dit François, la création d’un véritable parti et pas l’addition de partis existants avant. Nous avons un grand projet, clair dans ses alliances, c’es-à-dire pas d’alliances avec le PS, mais des alliances claires avec la droite républicaine ».
Des propos repris par Catherine Louis qui a expliqué : « nous sommes des individualités rassemblées autour d’un leader, François Sauvadet ».
Pour Jean-Philippe Morel : « c’est autre chose que l’addition de petites formations ».
Malika Gauthier, elle, a appelé de ses vœux un mouvement que l’UDI doit imprimer : « il faut une nouvelle moralisation de la politique pour combattre l’abstention ».
Marc Frot, ex-MoDem, avait lui rejoint le Nouveau Centre. Pour lui : « l’UDI est une vraie chance. C’est vraiment un groupe centriste et, pour moi, le centre, c’est l’intelligence ».
Enfin, pour Jean-Michel Maurice (CNIP) : « il y en a assez des gens qui passent leur temps à démolir. Maintenant, c’est à nous de construire ».
Avant l’assemblée constituante, qui devrait se tenir avant la fin de l’année, l’UDI, toujours ce lundi soir, a enregistré les participants à ce lancement comme membres-fondateurs de l’UDI 21.
Qui seront inscrites sur le futur projet de l’UDI, un site Internet.

Retrouvez cet article paru le 29 octobre 2012 sur le site www.infos-dijon.com