Réaction au discours de politique Générale du Premier Ministre lu Par Laurent FABIUS au Sénat

Communiqué
Réaction au discours de politique Générale du Premier Ministre lu Par Monsieur Laurent FABIUS au Sénat

Le gouvernement a-t-il la majorité au Sénat ?

Jean Marc AYRAULT veut faire payer aux français les promesses électorales de François HOLLANDE
« Non et bien  non nous ne renoncerons à rien ! » en fait la majorité parlementaire a déjà presque renoncé à un autre chemin que celui de l’austérité rebaptisée pour la circonstance « effort national »


Mercredi 4 juillet 2012

La déclaration de politique générale du Premier Ministre n'a pas répondu aux attentes des Français. Alors que les usines menacent de fermer, que des milliers d'emplois sont sur la sellette, le Premier Ministre n'a pas abordé les nécessaires réformes pour l'amélioration de la compétitivité de notre économie et de nos entreprises. Comment réduire le coût du travail sans renoncer à notre protection sociale ?

Sur les déficits et la dette, le chef du gouvernement est resté dans les ambiguïtés du candidat Hollande, en voulant faire croire que la seule nécessaire contribution des plus aisés pourrait suffire. Mais les dépenses doivent être réduites, et le tour de vis fiscal annoncé n'épargnera pas les classes moyennes. M. Ayrault, pourtant, n'a pas suffisamment précisé ses objectifs et les moyens pour y parvenir.

Sur les réformes sociales, La Gauche Moderne appelle à un large débat public. Le vote des immigrés aux élections locales comme le mariage homosexuel interrogent notre société en profondeur, et utiliser ces sujets à des fins électoralistes ou clientélistes ne pourrait que nuire au nécessaire consensus qui devrait les accompagner.

De plus, une politique sociale ne peut se résumer à quelques mesures emblématiques. La Gauche Moderne regrette que ni la Santé ni l'Emploi ne figurent parmi les objectifs prioritaires de ce gouvernement.

Sur la réforme des institutions, La Gauche Moderne est prête, au Sénat, à travailler avec le gouvernement si le texte présenté est effectivement fidèle aux promesses entrevues. D'ailleurs, la volonté du Premier Ministre de voir se renforcer le rôle du Parlement aurait  dû se manifester au Sénat dès cette première prise de parole du chef du gouvernement en demandant comme à l’Assemblée Nationale un vote de confiance. Le Gouvernement a trouvé le moyen de venir s’exprimer devant le Sénat sans risquer un vote défavorable nous en concluons que le gouvernement n’a déjà plus de majorité au Sénat.