On doit éviter une augmentation des impôts

 

La chronique de Marc d'Héré :

L'opposition socialiste déclare jour après jour que le gouvernement, qui  minimise la gravité de la  situation financière et économique de notre pays, ne manquera pas, très prochainement, d'augmenter les impôts.

Ces déclarations alarmistes, relayées   par le quotidien "Le Monde"  dans un titre  péremptoire, mais imprudent,  en première page  " la hausse des impôts est inévitable’',  relèvent d'abord d'une stratégie ou d'une tactique politique bien rodée.

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Laurent  Fabius, bien relayée par les médias,   affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment  la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, périodiquement, les socialistes affirment, pour inquiéter le citoyen et  l’électeur,  que les impôts vont  augmenter. Cela fut dit avant les élections municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement, fidèle à sa ligne, ne les a pas  augmentés !

Qu’à cela ne tienne.  Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les  élections européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement contredit, dans la réalité, les déclarations socialistes.

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit et cet argument de la hausse prochaine des impôts est utilisée dans cette période de difficultés réelles, pour accroître l'inquiétude de nos compatriotes, leur désarroi et leur opposition à la politique menée.

A cette raison de tactique politicienne, s'ajoute une raison de fond tenant à une conception idéologique et archaïque de l'économie.
En annonçant une prochaine et inéluctable hausse des impôts les socialistes justifient la hausse des prélèvements qu'eux-mêmes font figurer dans leur "projet". Est-on tenté de leur reprocher de prévoir de fortes augmentations d'impôts, ils répondent "c'est inéluctable, d'ailleurs le gouvernement lui-même devra s'y résoudre."

Pour répondre à la situation financière difficile qui est la nôtre, et s'attacher à diminuer le  montant excessif de notre  dette publique , ils ne voient qu'une solution: augmenter les recettes et d'abord l'impôt!

Pour sa part le gouvernement sait que deux autres leviers sont possibles, la croissance et une limitation drastique des dépenses publiques improductives.

Toute la politique du gouvernement porte sur ces deux leviers, auxquels pourraient s'ajouter quelques mesures fiscales limitées et  ciblées et qui en aucun cas ne pourraient être assimilées à "une augmentation DES impôts" : limitation et plafonnement des niches fiscales, contribution exceptionnelle des hauts revenus, voire, ce qui pourrait  être envisagé, la suspension temporaire de la loi TEPA relative aux heures supplémentaires...Ce n'est que si la croissance se refusait à décoller, malgré les effots faits par le gouvernement pour y parvenir,  et si les mesures d'économies s'avéraient insuffisantes,  que devrait alors être envisagée une certaine augmentation de la fiscalité.

Mais ce n'est pas souhaitable et   fort peu probable.  Nicolas Sarkozy s'était engagé lors de la campagne de 2007 à ne pas augmenter les impôts, et  la politique qu'il mène avec le gouvernement, devrait lui permettre, malgré la gravité de la crise internationale qui nous a comme d'autres touché, de rester fidèle à son engagement. Une fois de plus l'affirmation des socialistes et de certains médias, "bien intentionnés", sera démentie par les faits.


Marc d’Héré