Mali : Il fallait agir vite… Communiqué de Jean-Marie Bockel

Communiqué de Jean-Marie Bockel

La France a décidé d’engager le combat contre les forces terroristes qui s’étaient emparé de la ville stratégique de Konna, sur les rives du fleuve Niger. Face à la menace qui pesait sur ce qui restait de l’intégrité territoriale malienne, la communauté internationale se devait de réagir très vite. Le Président de la République l’a fait et il faut s’en réjouir, sans polémique.

Les troupes terrestres - notamment les forces spéciales du dispositif « Sabre », déjà présentes au Mali - ainsi que des moyens d’appui aérien venus du Tchad, entrés en action aujourd’hui doivent être soutenus par l’ensemble de la Représentation nationale.

En tant que parlementaire de l’UDI, je me réjouis que le Premier Ministre ait décidé de nous réunir lundi pour nous associer et nous tenir ainsi informé de la réalité opérationnelle sur le terrain.

Néanmoins, il faut désormais assumer une opération qui ne saurait se résumer à la reconquête d’une seule localité, si stratégique fusse-t-elle.

Je n’oublie pas les huit otages français encore détenus par AQMI dans le nord du Mali ainsi que l’angoisse de leurs proches.

La France s’est engagé aux côtés d’une armée malienne, qu’il reste à encore à mieux former, afin qu’elle puisse recouvrer son intégrité territoriale qui lui fait défaut depuis bientôt un an par ses propres moyens.

Désormais, toutes les réticences pour la mise en place de la force militaire de la CEDEAO (Afisma) ainsi que celles retardant la mission de l’Union européenne (EUTM-Mali) doivent être dépassés afin que l’unité européenne soit au rendez-vous de ses responsabilités.


Jean-Marie BOCKEL