Lundi 7 mars : BORLOO et BOCKEL en campagne

Déplacement lundi matin à Mulhouse de Jean-Louis Borloo, président du Parti radical. Il est venu manifester son soutien au parti de Jean-Marie Bockel, la Gauche moderne, en faisant une conférence de presse au siège départemental du parti.

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Ce local encore méconnu des Mulhousiens vient d'être rendu visible pour la visite de Jean-Louis Borloo. L'occasion pour les deux hommes de montrer qu'ils appartiennent à une même famille, avec les mêmes valeurs. Un signe de plus vers les ambitions du centre-droit pour les présidentielles.

Cet après-midi,  l'ex-Ministre de l'Ecologie et du Développement durable s'est rendu dans le quartier du Neuhof à Strasbourg accompagné de Fabienne Keller, sénatrice UMP du Bas-Rhin, pour soutenir la candidature de la centriste Pascale Jurdant-Pfeiffer aux élections cantonales, avant de participer à la réunion publique de Jean-Marie Kutner, candidat de la Gauche moderne aux cantonales dans le canton de Schiltigheim.

"Il faut qu'il y ait une multitude de projets présentés aux Français. Nous allons avoir un projet. Ce ne sera pas forcément le même (...) que l'UMP", a déclaré le patron des radicaux, en réponse à la question de savoir si le sondage publié dimanche, donnant le Front National en tête au premier tour de la présidentielle, était de nature à remettre en cause une éventuelle candidature centriste.

"A chaque fois que vous réduisez l'offre vous augmentez la concurrence", a ajouté M. Borloo, qui s'exprimait, après quatre mois d'une relative discrétion, dans le cadre d'un déplacement à Mulhouse et Strasbourg en compagnie du président de la Gauche moderne Jean-Marie Bockel.  "Nous pensons que le risque du Front national ne doit pas occuper tout le débat. Je n'aimerais pas qu'on arrive à la présidentielle avec une démarche du type +C'est moi ou le chaos+", a pour sa part estimé M. Bockel.

Les leaders centristes, dont MM. Borloo et Bockel, ont annoncé la création d'ici l'été d'une confédération des centres, qui choisira à l'automne son candidat à l'élection présidentielle.  La première initiative politique de cette confédération sera le dépôt mardi d'un amendement visant à supprimer l'extension de la déchéance de nationalités aux assassins de policiers. Soixante-dix députés ont déjà cosigné l'amendement, s'est félicité M. Borloo, qui a évoqué un "virage dans la politique française".

Appelant à ne pas "courir derrière le Front national", et à s'attaquer aux problèmes "de fond", il a pris ses distances avec le débat sur la laïcité et l'islam ouvert par l'UMP. "C'est vrai que je suis inquiet quand je vois (un) débat qui devient anachronique, au vu des efforts de laïcité (...) qui sont en train de se développer de l'autre côté de la Méditerranée", a-t-il dit. "La laïcité n'est pas l'opposé des religions (...) Je voudrais dire à tous ceux qui pratiquent une religion que la laïcité les protège", a-t-il insisté. AFP