La Gauche Moderne joue l’Alliance Républicaine pour une France Juste

L'Ares, vous connaissez ? Alliance des républicains, écologistes et sociaux, soit la réunion quelque peu hétéroclite des gens du Nouveau Centre d'Hervé Morin, des radicaux de Jean-Louis Borloo, mais aussi de la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel. L'annonce de cette union centriste n'a pour l'instant pas beaucoup remué les foules. Mais sur Pau, elle s'est en quelque sorte matérialisée samedi au parc des expositions, au moment de la fête de la Gauche moderne.


Il a même fallu rajouter des chaises, tant les nouveaux alliés voulaient se montrer présents autour d'Yves Urieta, l'ancien maire de Pau, qui a rallié le mouv ement de Jean-Marie Bockel en 2008. Ainsi, on pouvait croiser Véronique Lipsos-Sallenave, la patronne du Nouveau Centre dans le département, ou des membres du Parti radical comme Hervé Turpin ou Marie-Christine Garcia Dalot, respectivement conseillers municipaux d'opposition à Gan et Lescar, et candidats malheureux aux dernières cantonales.

A entendre Yves Urieta, on pouvait aussi croiser «quelques membres de l'UMP, et même des socialistes», parmi les 200 personnes venues écouter les discours du patron local de la Gauche moderne, mais aussi de Michel Suchod, ancien député socialiste puis chevènementiste de Dordogne, aujourd'hui secrétaire général du parti et bras droit de Jean-Marie Bockel.

Un second pilier

Quand on l'interroge sur cette alliance au centre, Michel Suchod réfute l'idée qu'il s'agirait du mariage de raison des déçus du sarkozisme d'ouverture. «Mais il est vrai que depuis novembre dernier, le président Sarkozy s'est séparé de tous ses mini stres d'ouverture, qui se trouvaient à la gauche de sa majorité. Cela avait commencé avec Bernard Kouchner, puis Rama Yade, tous les membres du Nouveau Centre, de la Gauche moderne, et enfin Jean-Louis Borloo. Comme la nature a horreur du vide, on est entrain de vivre la reconstruction d'une aile gauche de la majorité présidentielle», explique le secrétaire général de la Gauche moderne.

Le même ne cache pas que c'est autour de Jean-Louis Borloo que se constitue ce «second pilier» de la majorité présidentielle», et il ne doute d'ailleurs pas de la candidature de l'inventeur du Grenelle de l'environnement sera candidat en 2012.

Retrouvez cet article paru le 20 juin 2011 sur www.sudouest.fr