L’incontournable Jean-Louis Borloo - leparisien.fr 18/09/2010

Jean-Louis Borloo a le vent en poupe. Souvent cité comme successeur possible de François Fillon à Matignon, le ministre de l’Ecologie — également président du Parti radical — occupe le terrain et reste très courtisé. Pour preuve, il sera aujourd’hui l’invité de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice et président de la Gauche moderne, dans le cadre des 5es rencontres nationales du mouvement qui ont lieu à Mulhouse.
« J’étais présent au grand rassemblement centriste qu’il a organisé il y a deux semaines à Lyon. Là, je lui retourne l’invitation », se justifie Bockel, sûr de faire un bon coup avec la présence de Borloo à ses côtés. « C’est un homme de terrain qui a toujours su mettre en avant ses convictions. Il a la stature d’un homme d’Etat et la capacité à jouer les premiers rôles », ajoute-t-il, tout en réitérant prudemment son soutien à l’actuel Premier ministre.

En tête des candidats hypothétiques à Matignon

Mais c’est surtout auprès du chef de l’Etat lui-même que Jean-Louis Borloo — qui a dit « aimer les missions difficiles » dans un récent entretien au « Figaro Magazine » — entretient son crédit. Après avoir participé aux côtés de Sarkozy, mardi dernier, à une visite de chantier de logements dans le Val-de-Marne, il devrait l’accompagner lundi à New York, pour le lancement du sommet sur les objectifs du millénaire. Du moins, il a été convié officiellement par l’Elysée… qui indique cependant ne pas savoir si Borloo sera bien au rendez-vous!
« Jean-Louis soigne son style de Premier ministrable et les sondages lui sont favorables au cas où Fillon serait débarqué, commente un membre de la majorité. Le président de la République n’y est sûrement pas insensible, d’autant que Borloo lui permettrait de canaliser les voix centristes en vue de la prochaine présidentielle. » Dans le dernier sondage Ifop/« Paris Match » des personnalités politiques, paru cette semaine, le ministre de l’Ecologie figure en tête des candidats hypothétiques à Matignon (62%), devant Christine Lagarde (60%), Michèle Alliot-Marie (59%) et François Baroin (44%).

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