Jean-Marie Bockel dit «oui» sur le principe d'une confédération centriste

Le président de la Gauche Moderne Jean-Marie Bockel s'est dit prêt jeudi à s'engager dans la construction d'une confédération centriste avec Jean-Louis Borloo mais sans brûler les étapes, en se donnant les moyens de la réussite.

«La première question, c'est de vérifier qu'il y a bien une volonté politique de se rassembler entre centristes, la seconde, c'est de se demander quel message on entend porter. Dire que l'on a des valeurs communes n'a pas empêché l'échec de l'ARES», a dit à l'AFP M. Bockel.

Plusieurs partis centristes dont le Nouveau centre, le Parti radical et la Gauche Moderne s'étaient regroupés en 2011 dans une confédération, l'ARES.

Mais cette expérience a tourné court dans une bataille de leadership pour la présidentielle. Fort de cette expérience, les ex-partenaires souhaitent aujourd'hui relancer une démarche d'union.

Pour Jean-Marie Bockel, «l'idéal serait de créer une confédération» parce que «le parti radical n'est pas prêt à se fondre dans un ensemble centriste qui n'est pas sa tradition».

«Mais la question est avant tout politique Il faut créer de la confiance, se rassembler, travailler en commun», a déclaré M. Bockel qui se dit prêt à agir en ce sens.

«J'ai proposé à Jean-Louis Borloo de venir réfléchir avec les autres leaders centriste à toutes ces questions à Mulhouse le 23 septembre lors des journées annuelles de la GM et il m'a donné son accord», a annoncé l'ancien secrétaire d'Etat.

Considère-t-il que le patron des radicaux comme le «leader naturel» de la future confédération? «Sa légitimité augmentera au fur et à mesure qu'il affirmera sa volonté de l'assumer cette fonction», a répondu M. Bockel.

«La constitution du groupe centriste à l'Assemblée est une belle manoeuvre à mettre à son crédit. Cela l'a conforté, lui a donné de l'assurance», a-t-il ajouté. Mais pour le patron de la GM, il ne faut pas pour autant tout attendre de Jean-Louis Borloo mais l'accompagner dans sa volonté d'unifier la famille centriste.

De ce point de vue, Jean-Marie Bockel espère que le lancement par le député Jean-Christophe Lagarde d'un nouveau parti centriste «ne renforcera pas les divergences, n'éloignera pas les centristes de leur objectif commun».

«S'il permet en revanche à certaines personnalités de se retrouver dans le but de construire l'étape suivante avec d'autres, je n'aurais pas de critique à formuler», a-t-il conclu

Retrouvez cet article AFP paru le 12 juillet 2012 sur le site www.lalsace.fr