J-M Bockel : « À l’UDI, la dynamique est en ce moment très bonne »

Interview de Jean-Marie Bockel par Benoit Montaggioni

Jean-Marie Bockel, membre fondateur de l’UDI et président de « La gauche moderne », était hier à Chalon pour parler ouverture et municipales de 2014.



Vous avez rejoint l’UDI de Jean-Louis Borloo, mais depuis la fin de l’UDF, y a-t-il encore une vraie place pour le centre en France ?

C’est vrai que le centre s’est éclaté en de petites chapelles et a sans doute perdu en crédibilité pendant plusieurs années. Mais quand à l’UMP on me disait : « Rejoignez-nous, de toute façon le centre n’existe pas », je répondais : « Vous vous trompez ». Il y a aujourd’hui en France une vraie place pour un courant de pensée centriste avec une sensibilité plus européenne, plus sociale libérale. L’UMP est notre partenaire naturel, mais je crois qu’il est bon d’avoir deux formations politiques distinctes.

Quand à l’UDI, on regarde ce qui se passe à l’UMP, on se frotte les mains ?

Non pas du tout, ce n’est pas une bonne nouvelle. Nous sommes respectueux de notre partenaire et ce n’est pas notre rôle de leur donner des leçons ou même des conseils. J’estime que tout ce qui affaiblit l’opposition nous fait, au final, du tort à tous. En revanche ce qui est vrai, c’est qu’à l’UDI, la dynamique est en ce moment très bonne. L’actualité à l’UMP a peut être mis cette dynamique en lumière, mais nous nous refusons à jeter de l’huile sur le feu.

Pour les centristes de l’UDI, Copé ou Fillon ce n’est tout de même pas la même chose ?

C’est vrai qu’il y a des sensibilités différentes, mais on verra, le moment venu, quelle sera la ligne globale de l’UMP. Nous n’en sommes pas encore là, c’est à l’UMP de gérer ce dossier.

À Chalon vous êtes venu évoquer le thème : « S’ouvrir pour gagner en 2014 », ça veut dire que la droite ne peut pas gagner de municipales sans s’appuyer sur le centre ?

Les municipales seront un rendez-vous important pour les centristes. Nous serons un partenaire incontournable de la droite pour garder ou pour reprendre des villes. Nous serons les mieux à même de rassembler et nous espérons être aussi, dans certaines villes, la principale force de la coalition.

L’UDI en tête de liste ça serait envisageable à Chalon ?

Il est trop tôt pour le dire, je ne veux pas préjuger de discussions qui auront nécessairement lieu pour rassembler toutes les énergies. Mais en tout cas, je suis sûr d’une chose : seul l’union permettra la reconquête.

Retrouvez cet article paru le 4 décembre 2012 sur le site www.lejsl.com