Intervention de Jean-Marie Bockel lors du meeting de Nicolas Sarkozy dimanche 29 avril à Toulouse

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TOULOUSE -  Dimanche 29 avril 2012

Intervention de Jean-Marie Bockel


La France, 

mes chers Amis,


Elle n'est pas de gauche, la France.

Elle n'est pas de droite, la France.

Elle a des devoirs envers le monde.

Parce que nous sommes la patrie des Droits de l'Homme.


Elle a des devoirs envers l'Europe. Qui fut longtemps un continent de guerres. Qui est devenu, par la volonté des hommes – et des hommes seuls – un continent de paix.

Elle a des devoirs envers elle-même, notre France. Et son premier devoir, c'est de ne jamais renoncer, jamais se trahir, jamais se mentir à elle-même.

Voilà pourquoi, aujourd'hui, je suis devant vous.

Je suis un homme de gauche. Et je le resterai toute ma vie. Parce que j'ai une histoire. Parce que j'ai des références.

Et si je suis aujourd'hui devant vous, c'est parce que j'ai choisi, moi homme de gauche, de voter Nicolas Sarkozy.
Un homme qui a été critiqué comme jamais aucun homme n'a été critiqué dans notre république, un homme qui a déchaîné contre lui des haines viscérales, mais un homme qui est aujourd'hui, pour la relève du pays, une chance pour la France. Et cet homme s'appelle Nicolas Sarkozy !

Moi, en Alsace, vous le savez, j'ai déjà vu par le passé le Front national réaliser ses scores les plus élevés.

Je l'ai vu à Mulhouse dépasser les 30 %.

Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai écouté mes concitoyens. Je ne me suis pas bouché les oreilles. Je ne me suis pas pincé le nez.

Pourquoi ? Parce que je suis un démocrate, pardi !

Et lorsque le peuple de France dit quelque chose, alors il faut l'écouter !

Ecouter sa colère. L'écouter et agir.
Parce que lorsqu'on est un responsable public, ce que le peuple attend ce sont des réponses.

Il y avait, à Mulhouse, un problème d'insécurité.

Personne, je vous dis bien: personne, ne voulait en entendre parler.

Ni à gauche, ni même à droite.

Et le vote Front national montait, montait et montait encore...

Parce que c'était un tabou de parler d'insécurité.

Parce que vous étiez accusé à l'époque de « faire le jeu du Front national »....

Eh bien, moi, mes Amis, j'ai pris le risque. J'ai pris le risque de me mettre tout le monde à dos. J'ai pris le risque de déplaire à mes amis. J'ai pris le risque de déplaire à ceux qui se cachaient les yeux et qui ne voulaient pas entendre. J'ai pris le risque de la démocratie. J'ai pris le risque de la République. J'ai pris le risque d'écouter ce que me disaient mes concitoyens et c’est dans ce combat, alors que j’étais au P.S., qui me méprisait, que j’ai eu un soutien majeur, il y a 10 ans, celui de Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui, le peuple de France a le choix.

Il peut voter François Hollande.

Mais François Hollande, moi je le connais. Je l'ai fréquenté au Parti socialiste.

Oui, cet homme, avec sa bonhommie, son air de pas y toucher, sait faire des arrangements et arrondir les angles. C’est ce que l'on appelle rue de Solférino : l'art de la synthèse.

Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Et ce qu'il n'a pas, c'est l'art de la décision. C'est le goût de l'audace et du risque. Tout cela lui est étranger et ça en temps de crise, c’est un sacré handicap pour le pays.

Or, tout le monde sait aujourd'hui qu'on ne peut plus se contenter d'arrangements ni d'accommodements.

Il faut, aujourd'hui, si l'on veut maintenir notre modèle social français, de la décision. Il faut faire des choix courageux. Il faut oser regarder la vérité en face si nous voulons construire tout à la fois la France forte et la France juste.

Oui, chers amis, je suis et demeure, indéfectiblement, un homme de gauche. Mes références, elles s'inscrivent ici, dans le Sud-Ouest, chez Jaurès comme chez Gambetta. Mais je vous le dis : nous ne construirons pas une France juste si elle n'est pas forte, nous ne construirons pas de France forte si elle n'est pas juste.


Nous ne pouvons plus continuer avec ce duo infernal de la dette et des déficits, qui fait peser sur la tête de nos enfants comme une indignée épée de Damoclès...

Raymond Barre, un grand centriste, le disait déjà en son temps. Et, à l'époque, tout le monde ricanait : quoi ! Nous sommes trop endettés ! Endettons-nous encore. Après nous, le déluge. Embauchons des fonctionnaires. Et plus. Et plus. Et toujours plus...

Raymond Barre avait raison. Parce qu'on a toujours raison lorsqu'on dit la vérité. Lorsqu'on ne prend pas les gens pour des imbéciles. Lorsqu'on accepte de parler avec eux comme on parle entre gens adultes.

Aujourd'hui, le seul qui dise la vérité à la France, le seul qui parle véritablement aux Français qu'ils soient de gauche ou qu'ils soient de droite, c'est Nicolas Sarkozy !

Alors, oui, mes chers Amis, oui, je suis de gauche. Je suis de gauche et le 6 mai, je voterai Nicolas Sarkozy.

Parce que je crois en la France.

Parce que je crois en la France forte.

Je crois en la France juste.