Hervé Morin s'est rallié à Borloo pour «éviter la diaspora centriste»

Interrogé par «Le Point», le président du Nouveau Centre refuse d'envisager pour le moment une fusion de son parti avec les radicaux de Jean-Louis Borloo.

Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, a justifié le ralliement des députés de son parti au nouveau groupe créé par le radical Jean-Louis Borloo en expliquant qu’il «fallait éviter la diaspora centriste et dépasser les questions personnelles».

«Nous avons décidé avec Philippe Vigier, Charles de Courson et les autres (sept députés du NC, ndlr) qu’il fallait éviter la diaspora centriste et dépasser les questions personnelles», a expliqué Hervé Morin dans un entretien au Point.fr.

«Je souhaite avant tout que les valeurs centristes puissent avoir leur place dans l’opposition et que nous puissions peser dans le débat. Plus nous serons nombreux et plus nous serons forts», a-t-il fait valoir.

Interrogé sur un éventuel rapprochement entre son parti et le Parti radical de Jean-Louis Borloo, Hervé Morin estime que telle n'était pas la question du moment.

«Je n’ai aucune raison de laisser le Nouveau Centre que je préside se fondre dans un autre parti». «Mais je n’exclus pas, une fois que nous aurons constitué un groupe commun, que l’on puisse reprendre les discussions sur une éventuelle confédération des centres», a-t-il ajouté.

Hervé Morin et Jean-Louis Borloo avaient créé une confédération des centres, l’ARES, à laquelle participaient également Jean-Marie Bockel (Gauche Moderne) et Hervé de Charette (Convention démocrate).

Mais les deux hommes, qui prétendaient au leadership du centre-droit, se sont opposés avant la présidentielle où ils prétendaient tous deux porter les couleurs de cette confédération, avant finalement de jeter l'éponge pour rallier Nicolas Sarkozy.

Retrouvez cet article paru le 20 juin 2012 sur le site www.liberation.fr