Grande conférence sociale : Le gouvernement botte en touche

Communiqué de La Gauche Moderne
Mardi 10 juillet 2012

Grande conférence sociale : le gouvernement botte en touche - Le changement ce n’est pas pour maintenant !

Le chômage est reparti à la hausse et une dégradation plus brutale encore de l'emploi est attendue à la rentrée. Pourtant, la conférence sociale s'achève sans qu'aucune décision ne soit prise.

Après une longue campagne électorale intense, les Français attendaient du gouvernement une direction claire, des actes concrets pour éviter une dégradation massive de l’emploi. Au contraire, le gouvernement semble naviguer à vue et au ralenti, cherchant une synthèse improbable entre contraintes économiques et exigences de ses soutiens les plus à gauche. Sont renvoyées aux calendes les décisions sur la fonction publique, sur le smic, sur le financement de la protection sociale, sur l’emploi...le gouvernement crée des commissions et annonce des textes dans 6 mois ou 1 an...que seront devenues nos entreprises et leurs salariés d’ici là ?

Par contre la confirmation de la décision d’abroger de prime pour l’emploi (1000€) et les heures supplémentaires défiscalisées pour les salaires prive plusieurs millions de français de pouvoir d’achat.

La compétitivité de nos entreprises est au cœur du problème de la croissance, de l’emploi et des déficits dans notre pays. La Gauche Moderne appelle le gouvernement à prendre, sans attendre, la seule mesure efficace qui soit : baisser significativement les charges salariales (pour redonner du pouvoir d’achat aux salariés) et patronales (pour abaisser le coût du travail) et financer la protection sociale par une assiette élargie au-delà du seul travail.

Deux pistes doivent être utilisées simultanément à la baisse des charges patronales et salariales :
-    D'une part la confirmation de la hausse de la TVA (TVA anti-délocalisations), décidée par le précédent gouvernement, permettra de taxer les produits importés et de faire contribuer les touristes.
-    D'autre part, une hausse de la CSG permettra de mettre à contribution les revenus du capital.

Par cette action simultanée, les salariés gagneront du pouvoir d’achat, les entreprises de la compétitivité ; la croissance sera ainsi soutenue, et l’emploi pourra s’améliorer. De même, les finances de l’Etat s’amélioreront par la fin des niches dites sociales, le tout dans un esprit de justice et d’équité.

Il y a urgence. Il est temps de décider et d'agir. Nos entreprises et nos emplois en dépendent. Comme le disent les syndicats « tout ne peut être délégué au dialogue social » le gouvernement a été nommé pour agir et décider.

La Gauche Moderne se félicite néanmoins que la réforme des retraites soit sur la table. Puisque le gouvernement n’a pas d’idée précise sur les évolutions nécessaires, il est utile qu’un vrai dialogue social se noue, à condition que ces commissions permettent de prendre des mesures concrètes plutôt que de servir de prétexte à ne rien faire. La Gauche Moderne demande que des concertations similaires soient organisées, pour réformer la formation professionnelle et son financement et sur le thème de la cohésion sociale.