Fléxisécurité : La fin d’un tabou - Communiqué de La Gauche Moderne

Communiqué

Fléxisécurité : La fin d’un tabou ?


Jeudi 13 septembre 2012

Le mot a failli être lâché par François Hollande, lors de son intervention télévisée de dimanche soir.

Le Président de la République, qui tout en justifiant la recherche d’un juste équilibre entre loi du marché et interventionnisme étatique, dans l’optique du redressement économique et productif qu’il appelle de ses vœux d’ici deux ans, n’a pourtant pas osé endosser le concept de fléxi-sécurité !

C’est regrettable, quand on sait que c’est en appliquant strictement cette notion de fléxi-sécurité que l’ancien chancelier allemand, Gerhard Schröder, a su, orienter le débat sur la croissance en Allemagne en veillant à la quête d’un juste équilibre entre marché et régulation, gage de la sauvegarde et de la création d’emplois, de dynamique économique et  d’avancées sociales.

La Gauche Moderne, a toujours défendu ce concept pour notre économie, seule solution pour préserver notre appareil productif et renforcer notre modèle social. .

Il a fallu que le Président de la République se rende enfin compte de l’ampleur de la crise qui frappe l’Europe pour que la fléxi-sécurité, qui réconcilie la flexibilité des entreprises et la sécurité des salariés, ne trouve grâce à ses yeux.

C’est pourtant en assumant pleinement cette réalité que la précédente mandature avait courageusement engagé les réformes qui créeront les emplois de demain, réformes remises en cause pourtant lors des 100 premiers jours du gouvernement actuel.

Une récente tribune dans un quotidien du matin, se demandait, à juste titre, s’il existait un libéralisme de gauche ?

Les tergiversations internes au Parti socialiste et les récents couacs vis-à-vis de ses partenaires écologistes et communistes, sur des sujets aussi déterminants que la règle d’or, la gouvernance de la zone euro à travers la BCE, le redressement productif concret qui privilégie l’innovation et la jeunesse de ses artisans, ne permette au Parti socialiste de se revendiquer comme réellement social-démocrate.

La Gauche Moderne, aux côtés de ses partenaires de la famille centriste, entend, elle, au contraire continuer à défendre ce concept qui est une des pierres angulaires de ses valeurs fondatrices.