En déplacement dans le Haut-Rhin, Jean-Christophe LAGARDE veut rassembler les centristes

Le centriste Jean-Christophe Lagarde, qui brigue la présidence de l’UDI, a pris part, hier soir, à une réunion publique organisée dans un hôtel du centre-ville de Mulhouse, à l’intention des militants locaux.

 

Arrivé en tête du premier tour avec 35,9 % des voix, devant Hervé Morin (31,5 %) et Yves Jégo (21,5 %, éliminé du second tour), M. Lagarde prend déjà soin de se poser en rassembleur de la famille centriste, comme si l’issue du scrutin ne faisait plus guère de doute (le nom du vainqueur sera normalement connu le 13 novembre au soir). Magnanime par anticipation, il balaie ainsi les accusations de fraude à peine voilées, émises ces derniers jours par les soutiens d’Hervé Morin : « Ce n’est pas parce qu’on perd pied, qu’il faut aussi perdre la tête… », glisse l’intéressé, lors d’une brève conférence de presse organisée avant la réunion publique.

 

« Les petites tensions habituelles »

« Ce ne sont que les petites tensions habituelles, tout à fait classiques en pareil cas , renchérit, à son côté, Jean-Marie Bockel, rallié à sa candidature après avoir soutenu celle d’Yves Jégo. Le propre de la nature humaine. Vingt-quatre heures d’amertume pour les uns… Et puis ensuite, on retravaille tous ensemble. »

 

Du travail, de fait, le successeur de Jean-Louis Borloo en aura. « Cela fait 33 ans que notre famille politique, le centre, n’a plus gouverné la France , reprend Jean-Christophe Lagarde. Trente-trois ans pendant lesquels nous avons parfois eu des ministres, certes, mais pas gouverné. Or nous voulons gouverner de nouveau. C’est notre ambition. Pour cela, il faut continuer à bâtir l’UDI. Et à la différence d’Hervé Morin, je ne crois pas qu’on puisse y parvenir en renonçant à être présents à l’élection présidentielle. Je suis démocrate chrétien, Hervé est libéral, il incarne une aile plus conservatrice de notre mouvement – mais demain, il faudra travailler tous ensemble. Les différences n’empêchent pas les combats communs. Il n’y a que dans les groupuscules que tout le monde est toujours d’accord ! Nous devrons aussi travailler avec le MoDem, pour vérifier tout d’abord que nos projets politiques sont ‘’conformes’’, ou compatibles. En revanche, si c’est moi qui suis désigné président, François Bayrou ne parlera plus au nom de l’UDI. »

 

Une pause, puis M. Lagarde conclut : « Quel que soit le vainqueur, le 13 novembre, je souhaite qu’il obtienne la majorité la plus large possible, afin de garantir l’unité de notre parti. »

 

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