Défis de l'Europe : Communiqué de Jean-Marie BOCKEL

L’UDI appelle le Conseil européen à prendre la mesure

des défis auxquels l’Europe est confrontée

Le Conseil européen de ce jour abordera trois dimensions essentielles du projet européen : la sécurité intérieure, la paix à nos frontières et le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire. C’est bien une fois encore l’actualité du début d’année qui sera au cœur des discussions.

Les attaques de Paris ne peuvent d’abord que renforcer la détermination de ceux qui estiment que l’Union européenne doit rapidement renforcer la coopération entre les services de renseignement, améliorer la coordination des polices au sein d’Europol et lutter contre le financement international du terrorisme. De même, le contrôle aux frontières extérieures de l’Union bénéficierait grandement de l’augmentation du budget de Frontex, qui reste à un niveau encore bien trop limité pour faire face à ses missions. L’UDI souhaite aussi que soit accélérée la mise en place du registre européen des données des passagers (PNR) en s’assurant que toutes les garanties de protection des données soient prises.

Concernant la crise ukrainienne, force est de constater que celle-ci déborde largement la seule remise en cause de l’intégrité d’une nation aux frontières de l’Union européenne. La paix sur notre continent, comme le respect du droit international, le respect des minorités ou encore les relations économique et énergétique avec la Russie nécessitent que le Conseil européen mette tout en œuvre pour trouver une solution politique commune aux 28 Etats membres. L’UDI réaffirme que toute approche qui voudrait faire plier un camp au bénéfice de l’autre est vouée à l'échec.

Enfin, avec la mise en place d’un nouveau gouvernement grec, le Conseil européen devra considérer attentivement les demandes de rééchelonnement de la dette grecque. Certes des améliorations devraient être envisageables quant à la forme (une Troïka réformée par exemple) ou au rythme des réformes structurelles imposées, sans pour autant que les engagements pris antérieurement ne soient dévoyés. Pour l’UDI, la stabilisation fragile de la zone euro, après des années de crises existentielles, est impérative et nécessite notamment la poursuite de profondes réformes économiques structurelles en Grèce.