Communiqué de La Gauche Moderne - 21 mai 2012

Communiqué de La Gauche Moderne
Paris, le 21 mai 2012

Le nouveau ministre de l'éducation souhaite réformer la semaine de 4 jours. Il est louable que le ministre veuille faire évoluer le système dans l'intérêt des élèves.

Mais l'approche laisse La Gauche Moderne sceptique, tant elle ressemble à un effet d'annonce.

En effet, la question des rythmes scolaires dépasse largement le cadre de la semaine de 4 ou 5 jours. La Gauche Moderne demande que les rythmes soient revus sur l'année entière, et que les durées des vacances, y compris des vacances d'été, soient réévaluées.

Au-delà, La Gauche Moderne demande qu'une véritable décentralisation de l'école soit engagée pour permettre les adaptations locales, notamment du calendrier, en accord avec les enjeux économiques et culturels des territoires.

L’école française centralisée, portée à son apogée par Jules Ferry, ne répond plus aux nouvelles nécessités d’apporter une formation longue à des millions de jeunes, ni aux réalités sociales différenciées des territoires. Les collectivités locales, les associations culturelles et sportives, les parents d’élèves, les enseignants, les élèves eux‐mêmes : tous ces acteurs souhaitent s’impliquer et assurer leur part de responsabilité dans une véritable coproduction du système éducatif. Sur chaque territoire, un Projet Éducatif Local, témoin d’une véritable éducation partagée peut seul clarifier les rôles légitimes de chaque partenaire et leur permettre d’agir en fonction de leurs missions premières.

Des mesures de déconcentration et de décentralisation donneront une souplesse nécessaire et, sans remettre en cause la nécessité d’une cohérence nationale des savoirs enseignés, comme des valeurs inculquées, permettront les prises de responsabilités et les initiatives. L’égalité n’exige pas l’uniformité des processus, et il est nécessaire que les politiques éducatives au lieu d’être rigidifiées au niveau national, puissent, dans une mesure qui n’attente pas au fond du message délivré par l’École, être adaptées localement.

La Gauche Moderne demande donc que la réforme de l’École ne soit pas, une fois encore, limitée aux impératifs de la communication en période électorale, mais fasse l'objet d'une véritable concertation au-delà des corporatismes, mais, surtout, d'une véritable ambition, au service des élèves, au service de la France.