Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’innovation et d’adaptabilité

Communiqué de Jean-Marie BOCKEL

Jean-Marie BOCKEL, Sénateur du Haut-Rhin, ancien ministre, est intervenu aujourd’hui en séance au Sénat dans le cadre des explications de vote sur le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense.

Monsieur BOCKEL a jugé que « loin d’être un luxe », la révision de la trajectoire financière et budgétaire prévue par le texte était « nécessaire ». Il a donc confirmé le soutien de la majorité des membres du groupe UDI-UC, au projet de loi du gouvernement tel qu’il a été modifié par la Commission.

Il a insisté sur l’importance de la « bonne intégration des réservistes aux côtés des militaires d’active », alors même que leur rôle, déjà crucial, a été encore renforcé par le projet de loi. Selon lui, la mise en place du service militaire volontaire participera du succès de cette intégration, en « renforçant le lien armées-nation et, à terme, le recrutement ».

Néanmoins, en l’absence d’une loi de finances rectificative en 2015, le sénateur a considéré qu’il était nécessaire de « protéger le budget de la défense », notamment des « surcoûts OPEX ». Il a donc réaffirmé son soutien aux clauses de sauvegarde introduites par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Pour Monsieur BOCKEL, cette sécurisation du budget de défense vise à « préserver les capacités d’engagement de la France, et donc sa crédibilité », afin d’être « à la hauteur notre stratégie d’influence » sur la scène internationale.

Au regard de la « nature diverse des menaces » et de « l’absence d’une séparation tranchée entre crises extérieures et sécurité intérieure », il a salué l’organisation d’un débat au parlement sur les conditions d’emploi des forces armées sur le territoire national au début de l’année 2016.

Dans le cadre de nos opérations intérieures comme extérieures, Monsieur BOCKEL a insisté sur l’importance d’adapter nos armées à la nature de nos nouveaux ennemis : « au travers de cette actualisation, nous ne devons donc pas uniquement fournir à nos militaires des moyens supplémentaires, nous devons leur donner les moyens d’appliquer une doctrine adaptée à la nature des conflits qu’il nous faudra mener ».

Selon lui, cela doit être réalisée en lien avec nos partenaires et alliés, « au travers de l’OTAN, mais aussi de l’Union Européenne ». Sur ce point, il a reconnu que ce ne serait pas simple, « à l’heure où la majorité de nos alliés occidentaux apparaissent réticents à s’engager militairement ». La France aura donc un « rôle moteur à jouer », et une « responsabilité à assumer ».

« Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’innovation et d’adaptabilité, tant intellectuelle qu’industrielle », a conclu l’ancien ministre.

 

Communiqué de Jean-Marie BOCKEL

Sénateur du Haut-Rhin

Vice-Président de l'UDI

Porte-parole en charge de la politique étrangère

et

Président de La Gauche Moderne