Borloo invité de Bockel pour approfondir le rapprochement des centres (AFP)

Le ministre d'Etat et président du Parti radical (PR) Jean-Louis Borloo était samedi l'invité de La Gauche moderne (LGM) à Mulhouse (Haut-Rhin), une manière pour les deux courants d'"approfondir (le) dialogue" entre les centres entamé il y a quinze jours à Lyon.

"Jean-Marie Bockel (le président de La Gauche moderne, NDLR) était à Lyon. Nous avons approfondi ce dialogue, donc nous allons monter ça d'ici une quinzaine de jours, cette coordination (...) qui avait été décidée à Lyon avec l'ensemble des centres", a affirmé M. Borloo après avoir prononcé un discours devant quelque 300 partisans de La Gauche moderne.

Le ministre avait posé à Lyon le 4 septembre les bases d'un rassemblement des centristes de la majorité, les appelant à travailler désormais "sur dix grands chantier stratégiques".

Le secrétaire d'Etat à la Justice et ancien socialiste Jean-Marie Bockel a dit à la tribune son approbation de la "démarche fédérative" engagée par M. Borloo, "et cela quel que soit le rôle" que le ministre "jouera demain d'abord au gouvernement puis dans la campagne".

Il a aussi réaffirmé sa fidélité à Nicolas Sarkozy, "et cela quel que soit (son) sort gouvernemental lors du prochain remaniement". Il a notamment apporté un soutien appuyé au président de la République sur la question des Roms.

Interrogé par l'AFP sur la possibilité pour M. Borloo de devenir Premier ministre à l'occasion d'un remaniement, M. Bockel a répondu qu'il avait "la stature", et était "à la fois un homme de terrain, un ministre courageux, novateur, avec une vision, et qui apparaît de plus en plus comme un homme d'Etat, à même de rassembler la majorité et au-delà".

Il a toutefois salué en François Fillon un "très bon Premier ministre" en rappelant que la décision appartenait au président.

La Gauche moderne, qui affirme compter environ 1.500 partisans, tenait samedi à l'université de la Fonderie de Mulhouse ses 5e Rencontres nationales.