Bockel prêt à s'engager dans la construction d'une confédération centriste

Dépêche AFP du 12 juillet 2012

PARIS, 12 juil 2012 (AFP) - Le président de La Gauche Moderne Jean-Marie Bockel s'est dit prêt jeudi à s'engager dans la construction d'une confédération centriste avec Jean-Louis Borloo mais sans brûler les étapes,en se donnant les moyens de la réussite.  "La première question, c'est de vérifier qu'il y a bien une volonté politique de se rassembler entre centristes, la seconde, c'est de sedemander quel message on entend porter. Dire que l'on a des valeurs communes n'a pas empêché l'échec de l'ARES", a dit à l'AFP M. Bockel.  Plusieurs partis centristes dont le Nouveau centre, le Parti radical etla Gauche Moderne s'étaient regroupés en 2011 dans une confédération, l'ARES.  Mais cette expérience a tourné court dans une bataille de leadership pourla présidentielle. Fort de cette expérience, les ex-partenaires souhaitent aujourd'hui relancer une démarche d'union.  Pour Jean-Marie Bockel, "l'idéal serait de créer une confédération" parceque "le parti radical n'est pas prêt à se fondre dans un ensemble centriste qui n'est pas sa tradition".  "Mais la question est avant tout politique Il faut créer de la confiance,se rassembler, travailler en commun", a déclaré M. Bockel qui se dit prêt à agir en ce sens.  "J'ai proposé à Jean-Louis Borloo de venir réfléchir avec les autres leaders centriste à toutes ces questions à Mulhouse le 23 septembre lors desjournées annuelles de La Gauche Moderne et il m'a donné son accord", a annoncé l'ancien secrétaire d'Etat.  Considère-t-il que le patron des radicaux comme le "leader naturel" de lafuture confédération? "Sa légitimité augmentera au fur et à mesure qu'il affirmera sa volonté de l'assumer cette fonction", a répondu M. Bockel.  "La constitution du groupe centriste à l'Assemblée est une bellemanoeuvre à mettre à son crédit. Cela l'a conforté, lui a donné de l'assurance",a-t-il ajouté. Mais pour le patron de La Gauche Moderne, il ne faut pas pour autant toutattendre de Jean-Louis Borloo mais l'accompagner dans sa volonté d'unifier la famillecentriste.  De ce point de vue, Jean-Marie Bockel espère que le lancement par ledéputé Jean-Christophe Lagarde d'un nouveau parti centriste "ne renforcera pas les divergences, n'éloignera pas les centristes de leur objectif commun".  "S'il permet en revanche à certaines personnalités de se retrouver dansle but de construire l'étape suivante avec d'autres, je n'aurais pas decritique à formuler", a-t-il conclu