Bockel n'entend pas cautionner « une droitisation de la droite »

PARIS, 22 fév 2011 (AFP) - Jean-Marie Bockel, président de la Gauche Moderne, un parti associé à la majorité présidentielle, a expliqué mardi qu'il ne cautionnerait pas "une droitisation de la droite" et n'avait pas signé de "chèque en blanc" au président Nicolas Sarkozy pour 2012.
"Aujourd'hui, nous sommes dans la majorité. Par contre, si nous allons, dans les mois qui viennent, vers une droitisation de la droite, ce que, ici ou  là, on peut observer, nous n'en serons pas", a expliqué l'ancien secrétaire d'Etat à la Justice sur i-TELE et Radio Classique.
"Il y a tout de même eu la fin de l'ouverture, cela n'a pas été un signal positif de notre point de vue", a observé Jean-Marie Bockel, qui a dû quitter le gouvernement lors du dernier remaniement.
"Si Nicolas Sarkozy est le candidat d'une droitisation de la droite dans laquelle le Gauche moderne ne peut pas se retrouver,la Gauche moderne le dira. Donc, pour 2012, notre choix n'est pas encore fait", a-t-il ajouté.
"Nous avons de la reconnaissance et du respect pour le travail (...) de modernisation de la France déployé par Nicolas Sarkozy mais ce n'est pas un chèque en blanc pour la présidentielle de 2012", a-t-il insisté.