Bockel : «Morin est légitime dans le débat»

INTERVIEW - Le sénateur du Haut-Rhin prône le dialogue au centre et invite à ne pas exclure François Bayrou.

LE FIGARO. - Que pensez-vous de la candidature d'Hervé Morin ?

Jean-Marie BOCKEL. - L'inscription d'Hervé Morin dans le débat pré-présidentiel me paraît à ce stade légitime. Chacun sait qu'il y aura ensuite une étape, en janvier ou février 2012, quand les grands candidats se déclareront. À ce moment-là, nous verrons. L'impact de la candidature d'Hervé Morin dans les sondages sera évidemment une donnée.

Nicolas Sarkozy peut-il être le candidat de La Gauche moderne ?

À titre personnel, je veux saluer l'énergie déployée par le président de la République à la barre du navire France, au secours de l'euro et, au-delà, de l'Europe. C'est une dimension qui pèsera dans mon choix, d'autant que François Hollande m'a déçu. Je suis triste quand j'observe les arguties qu'il développe, à un moment où l'unité nationale est nécessaire, même si elle n'exclut pas la critique. Cela dit, aujourd'hui, La Gauche moderne est divisée. Certains de ses membres ont participé à la primaire socialiste. Nous nous déciderons lors du congrès que nous tiendrons au début de l'année prochaine.

François Bayrou fait-il partie des choix possibles pour vous ?

Je suis l'un des animateurs de l'Ares (Alliance républicaine écologiste et sociale) et c'est dans ce cadre que doit se faire notre réflexion. Aujourd'hui, nous devons pouvoir dialoguer avec tout le monde, sans exclure François Bayrou. Contrairement à ce que prétend Yves Jego, l'Ares a vocation à continuer à porter ses idées dans le débat présidentiel. Jean-Louis Borloo, que j'ai encore vu cette semaine, est le premier à le penser. Dans les prochains mois, nous interrogerons les candidats, Nicolas Sarkozy compris, et nous verrons lequel tient le mieux compte de nos propositions.

Retrouvez cet article paru le 13 novembre 2011 sur le figaro.fr