Bockel en Guyane : « L'Outre-mer, chantier important pour Sarkozy »

Guyane 73 et l'UMP, lors du meeting de lancement de la campagne de Nicolas Sarkozy, ont invité les Guyanais à renouveler leur confiance au président sortant. Les socialistes de Guyane, comme François Hollande, ont été sévèrement taclés.

« Cinq ans, ce n'est pas suffisant. » Celui qui énonce cette vérité sait de quoi il parle. Il s'agit de Jean-Pierre Roumillac, maire de Matoury depuis plus de 23 ans. Le président de l'Union socio-démocrate (USD) comptait parmi les orateurs qui ont pris la parole mardi soir à l'occasion du lancement de la campagne de Nicolas Sarkozy en Guyane. Un meeting qui s'est déroulé à l'association Fa Kiao devant quelque 350 invités dont certaines têtes connues comme le conseiller général Christian Porthos.
TACLES AUX SOCIALISTES
Le programme de Nicolas Sarkozy pour la Guyane en particulier et pour l'Outre-mer en général n'a jamais été évoqué mais, chacun à tour de rôle, s'est évertué à dresser un bilan positif de l'action du président sortant. « Si la Guyane a fait un pas manifeste, elle le doit à ses élus mais surtout à un homme » , a entamé Rodolphe Alexandre. « J'ai vu le président se mettre debout et annoncer qu'on va balancer les travaux de l'échangeur de Balata » , a-t-il ajouté.
Léon Bertrand a gardé quelques tacles à l'encontre du candidat socialiste, accusé d'avoir « une vision étriquée de l'Outremer » . « L'Outre-mer sera mal placée » si le candidat socialiste accède au pouvoir, a prévenu le maire de Saint-Laurent. « L'Outre-mer est un chantier important » pour Nicolas Sarkozy, a souligné Jean-Marie Bockel, ancien membre du gouvernement et ancien socialiste comme Rodolphe Alexandre. Comme beaucoup, il a loué le courage du président face aux reformes difficiles mais nécessaires. « Malgré la crise, la Guyane a pu bénéficier d'efforts importants, a repris Jean-Pierre Roumillac. C'est ce gouvernement qui a reconnu que la Guyane devait bénéficier d'une enveloppe de rattrapage. » Comme lui, beaucoup d'orateurs ont semblé avoir occulté le prédécesseur de Sarkozy, Jacques Chirac. François Hollande, principal rival de Nicolas Sarkozy n'était pas l'unique cible de cette soirée. Rodolphe Alexandre a aussi évoqué ses anciens « amis de la gauche radicale » . Isabelle Patient, elle, s'en est pris au Front Guyane 74 : « On les a mis à la porte il y a deux ans, ils tentent de revenir par la fenêtre. »

Retrouvez cet article paru le 23 mars 2012 sur www.franceguyane.fr