Bockel: «Défendre la réforme juste» - L'indépendant Languedoc Roussillon

Jean-Marie Bockel, ancien ministre socialiste puis "d'ouverture" sous Fillon bat la campagne sous les couleurs du camp sarkozyste. Il s'arrête quelques instants sur la place d'un centre gauche en France.

Ainsi, il constate : «La partie n'est évidemment pas simple pour Nicolas Sarkozy. Il n'est pas en position de favori.
Mais ceux qui pensaient que ta partie était pliée d'avance doivent nuancer leur jugement. Les Français souhaitaient ce match entre te président et Hollande. Le point d'orgue sera le débat du 2 mai. La chance que Nicolas Sarkozy garde de l'emporter passera par la capacité à rassembler son camp et au-delà, les centristes bien sûr mais aussi tes électeurs du FN et les abstentiannistes qui auraient voté pour lui le 22 avril ou qui l’avaient fait en 2007. C’est un vrai challenge, mais je continue à y croire». Son credo ? Aller de l'avant pour moderniser, «avec Le parcours que vous connaissez»: «J‘ai passé 34 ans au PS et je me suis trouvé dans l'impossibilité de convaincre les lieutenants du parti d'évoluer. En désespoir de cause, mais dans une continuité, j'ai créé la Gauche Moderne».

«Le problème du centre c'est sa dispersion»
Quelle place occupe son mouvement dans cette campagne ? «Je le vois à un triple niveau, explique-t-il. D’abord, je suis au comité de campagne de Nicotas Sarkozy et je m'étais engagé dès janvier. Ensuite, La Gauche Moderne s'est engagée fin mars à 75 % pour Le président. Depuis, beaucoup de ceux qui s’étaient abstenus nous ont rejoints. Enfin, le Comité National pour une France moderne et plus juste lancé fin février regroupe des personnalités de différentes origines, des humanistes et pour certains extérieurs à la majorité présidentielle. Pour signifier qu’il n’y a pas que l'UMP derrière le président, mais aussi la société civile, et le centre, le centre gauche également ».

Ce centre que les Français ont du mal à identifier. « Le problème du centre, c’est qu'il est confronté à une dispersion. Nous serions plus forts si nous étions plus unis ! ».
Au gré de ses prises de parole, Jean-Marie Bockel insiste sur ce que nous voulons porter, Vidéo de la réforme juste Au gré de ses prises de parole, Jean-Marie Bockel insiste sur « Nous qui venons de la gauche, considérons que le PS a trois temps de retard. Nous sommes très attachés au modèle social français. Il faut moderniser les retraites, le système social, celui de la santé. Avec pour finalité, la justice. Et en sachant que solidarité et responsabilité doivent marcher de pair ».
En 1985, Jean-Marie Bockel était venu en visite officielle dans l’Aude en qualité de secrétaire d’Etat auprès du ministre du Commerce, « du temps où le slogan était C’est dans l’Aude ». Sera-t-il disponible pour un prochain gouvernement Sarkozy ? « L’objectif, c’est le 6 mai, après on verra. Si Nicolas Sarkozy est réélu, ce sera à lui de donner le ton ». Jean-Marie Bockel restera pour sa part un aiguillon social. Au centre gauche.


Jean-Paul Chaluleau


Derrière Sarkozy...

Vingt-six élus centristes, dont les ministres François Sauvadet et Maurice Leroy ainsi que des dirigeants du   Nouveau Centre et du Parti  Radical ont apporté vendredi leur soutien à Nicolas  Sarkozy, jugeant que «la place du centre est (à ses) côtés», dans une tribune publiée sur Lemonde.fr.

Parmi eux André Rossinot, président d’honneur du PR, Jean-Marie Bockel et Hervé de Charette,
présidents de la Gauche moderne et de la Convention démocrate, une vingtaine de parlementaires
dont André Santini (NC), Yves Jégo (PR), Jean-Christophe Lagarde (NC)