Auch. Trois questions à Jean-Marie Bockel : de gauche... mais à droite

Interterview parue le 10 avril 2012 sur ladepeche.fr

Ancien membre du Parti socialiste, Jean-Marie Bockel, sénateur, président de Mulhouse Alsace agglomération, il a quitté le PS après l'élection de Nicolas Sarkozy pour fonder son propre mouvement, la Gauche moderne et entrer au gouvernement. Il y fut tour à tour secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie (juin 2007), secrétaire d'État à la Défense, aux Anciens combattants (2008-2009), secrétaire d'État à la Justice (2009-2010). Invité par l'UMP 32, il est accompagné de Jérôme Chartier, député UMP du Val-d'Oise, pour participer à une réunion publique, ce soir à 20 heures, salle des Cordeliers à Auch.

Quels sentiments évoque le Gers pour vous ?

Deux choses : un épisode familial et le bonheur d'y venir pour la première fois de ma vie. Pendant la guerre, lorsque ma famille a été expulsée d'Alsace par les nazis, mon grand-père s'est retrouvé dans le Gers, pendant six mois, où il s'est occupé des réfugiés alsaciens avant de partir pour l'Afrique du Nord où il avait trouvé du travail. Ces six mois à Auch sont perçus dans l'imaginaire familial comme un moment paisible dans la tempête. Je m'étais toujours promis d'y venir et n'en avais jamais eu l'occasion. Je n'aurais pas le temps cette fois-ci d'aller voir la maison où ma famille a séjourné, mais je reviendrai, c'est sûr.

Quel sera le sens de votre intervention ?

Je suis l'ancien ministre qui, en 2007, a symbolisé la politique d'ouverture du gouvernement. Je suis celui qui est resté fidèle à ce choix qui fut le mien à l'époque. Je suis là pour témoigner qu'on peut avoir ces convictions, que l'on peut avoir cette sensibilité de gauche et se retrouver avec l'UMP sur le choix d'un candidat. Nous voulons préserver le modèle social français et pour le préserver, il faut le moderniser. Je m'adresse à ces gens du centre gauche, du centre, de la droite sociale pour leur dire que leurs idéaux ne sont pas trahis par ce vote.

Que pensez-vous de la campagne électorale ?

La campagne est en train de se nouer. J'ai décidé de soutenir Nicolas Sarkozy à la fin de l'année dernière, à un moment où tout le monde le pensait perdu. Aujourd'hui, on voit bien que rien n'est joué. Le projet qu'il a présenté donne une perspective et un sens à tout cela. C'est de cette cohérence du projet dont je viens témoigner.

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