À propos du débat des primaires socialistes - Communiqué de presse

Communiqué de presse de La Gauche Moderne du 15 septembre 2011

Tout ce qui brille n’est pas or. Les socialistes devraient méditer la maxime. Ce n’est pas en important la méthode américaine des primaires, que l’on résout l’impasse dans laquelle, depuis des années, le Parti socialiste s’est fourvoyé.
La Gauche Moderne est un parti de gauche, et le débat, tel qu’il se déroule à gauche, ne peut pas nous laisser indifférent.
À écouter le premier débat de ces primaires, ce qui apparaît, c’est surtout le vide de la pensée collective de ce parti.
Oui, on y a entendu quelques bonnes idées, Manuel Vals a même évoqué la TVA sociale, d’autres ont ici et là dit des choses qui ne manquaient pas d’intelligence. Mais à aucun moment on n’a entendu une vision, une perspective pour le pays et pour l’Europe. Et c’est finalement l’attitude traditionnelle qui consiste à promettre, lorsqu’on est loin du pouvoir, et à faire autre chose lorsqu’on arrive aux affaires, qui finit par l’emporter dans la plupart des discours, surtout ceux des « favoris ».
La palette des points de vue proposés est large, de la « démondialisation » d’Arnaud Montebourg à la grande modération de Jean-Michel Baylet. Mais ce n’est pas un kaléidoscope où chacun peut trouver quelque chose qui lui ressemble qu’attendent les Français, c’est une voie une perspective, une volonté. L’époque où le parti socialiste réussissait à travers une stratégie « attrape-tout » est révolue. Les électeurs ont trop été échaudés par la réalité des politiques menées, en regard des promesses faites.
Certes les espoirs soulevés par les débuts du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui ont souvent pu déboucher sur des déceptions, en cette fin de mandat, placent les socialistes en position d’écoute plus favorables de nos concitoyens. On peut douter qu’ils se donnent le moyen de saisir cette opportunité.