L'actualité de Jean-Marie Bockel

Sénateur du Haut-Rhin


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La dérive sécuritaire du gouvernement ne choque pas Bockel

Publié le 01 Septembre 2010

nouvelobs.com le 1° septembre 2010

Le secrétaire d'Etat à la Justice, personnalité incarnant l'ouverture, se dit "content" de voir arriver "une réponse de l'Etat" sur la question des Roms.
"Si je me pose la question de la démission, je démissionne." Venu présenter mercredi 1er septembre la mission sur la prévention de la délinquance des jeunes que lui a confiée Nicolas Sarkozy, le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel a surtout dû s'expliquer sur la surenchère sécuritaire de l'exécutif. Alors que ses collègues Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la ville, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et Hervé Morin, ministre de la Défense, ont fait part de leurs réserves quant à la méthode musclée prônée par le président pour lutter contre la délinquance, lui se garde bien d'émettre de telles critiques. "Je ne suis pas dans ce type d'interrogations, que je trouve stériles", assure-t-il. "Etre au gouvernement, c'est assumer une solidarité gouvernementale", avance-t-il.

"On attend une intervention forte"
Jean-Marie Bockel dit toutefois n'avoir "jamais été favorable à ce qui relève de l'amalgame" et s'être retrouvé "en phase" avec François Fillon quand celui-ci a recadré ses troupes, déplorant une surenchère. Sur la question des Roms pourtant, le ministre d'ouverture semble être à 100% derrière la politique menée. Evoquant son propre échec à traiter la délinquance des Roms lorsqu'il était maire de Mulhouse en raison, selon lui de "l'encadrement mafieux" de ces personnes, Jean-Marie Bockel se déclare "content" de voir arriver "une réponse de l'Etat". Il tresse même les louanges d'"une démarche respectueuse, équilibrée, allante". "On attend une intervention forte", indique-t-il. Celle-ci a déjà commencé.

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