L'actualité de Jean-Marie Bockel

Sénateur du Haut-Rhin


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Jean-Marie Bockel prêt à participer à «une confédération des centres»

Publié le 18 Novembre 2010

(AFP) – 16 novembre 2010

PARIS — L'ex-secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, a estimé lundi que son éviction du gouvernement avec d'autres ministres d'ouverture, marquait "une droitisation" de l'exécutif et s'est dit prêt à participer à une "confédération des centres" aux côtés de Jean-Louis Borloo.

Quand "j'ai pris connaissance de la liste du gouvernement, j'ai compris surtout qu'on était dans une logique politique. Je préfère ça que d'avoir été dans une éviction personnelle", a déclaré sur RTL M. Bockel, ex-PS et président du mouvement Gauche Moderne (GM).

"Clairement, nous avons un gouvernement qui marque une droitisation, un resserrement autour d'une famille politique de la majorité et même (...) autour de ce qu'était hier le RPR", a estimé l'ex-secrétaire d'Etat. "On est manifestement dans une nouvelle histoire".

Interrogé sur la façon dont il avait appris son départ, il a répondu : "J'ai fini par avoir François Fillon, vers 19H30 : Il m'a dit, très gentiment d'ailleurs, que voilà c'était très difficile, que ce n'était plus possible de me garder dans le contexte actuel (...) Ca a duré une minute, quoi". "Du côté de l'Elysée on m'a dit la même chose quelques minutes après", a ajouté M. Bockel, précisant avoir eu au téléphone le secrétaire général Claude Guéant.

Il a approuvé "l'idée d'une confédération des centres". "Nous sommes l'aile gauche de la majorité" mais "nous avons des affinités avec les centristes d'où qu'ils soient et je me retrouve pleinement dans la démarche initiée par Jean-Louis Borloo. Bien sûr, que nous trouverons notre place dans cette démarche", a-t-il dit. "Je ne suis ni dans l'amertume, ni dans l'aigreur (...) aujourd'hui une nouvelle étape s'ouvre et la Gauche moderne va être très libre au sein de la majorité" pour "faire vivre l'esprit de la réforme juste", a lancé M. Bockel.