L'actualité de Jean-Marie Bockel

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Jean-Marie Bockel : « mieux agir ensemble » contre la délinquance des jeunes (AFP)

Publié le 12 Octobre 2010

PARIS, 12 octobre 2010 (AFP) - L'augmentation de la délinquance des jeunes n'est pas une "fatalité", déclare à l'AFP le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, qui organise jeudi à Paris des "assises" pour "mieux agir ensemble".

"Il n'y a pas un jeune à la maison, un autre à l'école, un troisième dans l'espace public, tout ça, c'est la même personne", constate M. Bockel, qui prône donc une approche globale, dans tous les lieux, tous les domaines concernés.

Investi par Nicolas Sarkozy d'une mission sur la prévention de la délinquance juvénile début août, en plein débat sur la politique sécuritaire, Jean-Marie Bockel affirme sa conviction qu'"une politique de sécurité ne peut réussir qu'articulée avec une politique de prévention".

En une vingtaine d'années, le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a augmenté de 118%, selon M. Bockel. Pourtant, "là où on met en oeuvre, sur le terrain, un certain nombre de réponses concrètes, on constate des baisses souvent importantes de cette délinquance". Preuve qu'"il n'y a pas de fatalité".

A la veille d'un remaniement annoncé, Jean-Marie Bockel, ministre "d'ouverture" et président du petit parti social-libéral La Gauche moderne (LGM), considère qu'il "n'a pas forcément vocation à assurer lui-même le suivi de cette affaire, qui concernera de nombreux ministères, intervenants, métiers, collectivités...".

Mais il souligne que la prévention de la délinquance n'est pas une préoccupation nouvelle pour lui, qui fut maire de Mulhouse durant vingt ans et a initié fin 2009 une étude sur ce sujet.
Ces dernières semaines, il a consulté, effectué des visites de terrain.

Jeudi, il réunit à la cour d'appel de Paris des "assises de la prévention de la délinquance juvénile" autour de trois thèmes: autorité parentale, "citoyenneté républicaine" et "prévention de proximité". Elus locaux, magistrats, avocats, policiers, éducateurs, enseignants... évoqueront leurs expériences.
"Le but est de partager le diagnostic pour pouvoir mieux agir ensemble", explique Jean-Marie Bockel, qui rendra ensuite son rapport de mission. "Il y a, bien sûr, une dimension professionnelle, spécialisée, de la prévention (...). Mais il faut aussi élargir la démarche à tout un chacun".

Les parents ? Il ne s'agit pas de les "punir, sauf cas extrêmement graves, mais de les pousser, lorsqu'ils ne sont pas spontanément prêts à le faire, à accepter la main qu'on leur tend et à entrer dans une démarche d'apprentissage de leur rôle de parents".

La "citoyenneté républicaine, c'est une manière de dire que le jeune (...) doit être aidé, soutenu, par un cadre de valeurs et de règles de vie: droits, devoirs, estime de soi...", selon lui "Même si elle joue un rôle important, penser que l'école peut tout régler, c'est une erreur, tout comme compter sur les seuls parents serait également une erreur", estime-t-il. "Il faut unir tous les acteurs pour donner toutes leurs chances à ces gamins".

Jean-Marie Bockel insiste aussi sur la nécessaire "cohérence entre les différents intervenants, qui sont déjà très nombreux", et une meilleure utilisation des moyens, "parfois déployés sans qu'on le sache".
"On peut faire mieux avec les moyens existants", maintient-il. Bien sûr, "il faut ici ou là des moyens complémentaires", mais qui doivent être "bien identifiés".