L'actualité de Jean-Marie Bockel

Sénateur du Haut-Rhin


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Jean-Marie Bockel à Roubaix pour y parler des mineurs délinquants

Publié le 01 Octobre 2010

Entre un ancien socialiste attiré par l'« ouverture » prônée en 2007 par Nicolas Sarkozy et un ancien centriste ayant effectué le chemin inverse, les points de convergence ne sont pas forcément évidents. Pourtant, Jean-Marie Bockel et René Vandierendonck se connaissent et s'apprécient depuis près de vingt ans. Une complicité sans doute entretenue par des préoccupations voisines car, comme l'a fait remarquer le secrétaire d'État à la justice au terme de sa visite, « il y a toujours eu beaucoup de points communs entre Roubaix et Mulhouse, dans le domaine social avec les difficultés de l'industrie, mais aussi en ce qui concerne la délinquance et les questions liées à l'immigration et à l'intégration ». À tel point qu'il y a six ans, celui qui était encore membre du PS et maire de Mulhouse avait transporté tout son conseil municipal vers Roubaix pour une journée d'étude au contact des « bonnes pratiques » municipales.

Mais avant ce petit trait final de nostalgie, le secrétaire d'État avait labouré le sillon qui est le sien depuis cet été : la délinquance des mineurs et les réponses à y apporter. Jean-Marie Bockel doit en effet présenter à la mi-octobre les conclusions de sa mission sur la « prévention de la délinquance des jeunes ». Sa visite à Roubaix avait donc comme premier objectif de rencontrer les professionnels de l'ENPJJ. Un contact au cours duquel il fut question, comme c'est souvent le cas lorsqu'on évoque les compétences d'État, de moyens à mettre en oeuvre pour que les choses aillent mieux, mais aussi d'« inventivité des professionnels pour utiliser au mieux les dispositifs existants ».

Car pour le ministre, « presque tous les outils existent pour bien prendre en charge les mineurs délinquants et surtout éviter qu'ils en arrivent à ce stade. L'essentiel de ma mission a d'abord été de collecter les bonnes pratiques et de voir dans quelle mesure elles peuvent être généralisées ». Un travail qui concerne au premier chef ceux et celles qui seront appelés à être au contact des jeunes en difficulté et à les ramener au sein de la société.

C'est sans doute pour cette raison que Jean-Marie Bockel a réservé plus d'une heure de son temps à une longue intervention devant les étudiants et stagiaires de l'ENPJJ réunis dans l'amphi de l'école. Un discours dans lequel il a voulu valoriser le travail d'éducateur spécialisé, « une belle aventure, un métier qui mobilise toutes les ressources et dont la finalité doit être de transmettre aux jeunes les valeurs de la société ».

Sans dévoiler les conclusions de sa mission, le secrétaire d'État a tout de même réaffirmé ses convictions dans le domaine de la lutte contre la délinquance des mineurs : « Un travail de lutte contre la délinquance ne peut être possible que s'il y a un équilibre entre la prévention et les sanctions. Ni tout l'un, ni tout l'autre. Les populations des villes confrontées à ces problèmes ont un besoin légitime de sécurité et réclament de la fermeté de la part de la société. Notre réponse doit intégrer trois axes : une dimension citoyenne avec, notamment, un travail en lien avec l'école pour dépister au plus vite les jeunes en souffrance ; une dimension familiale car, s'il ne faut pas tout mettre sur le dos des familles, je refuse d'entendre qu'elles n'y peuvent rien lorsqu'un mineur est délinquant ; et une mission de service public, car il ne faut jamais perdre de vue que c'est pour la société qu'on travaille, et penser aux victimes ».

Plus tard dans l'après-midi, au terme de la réunion consacrée à la situation dans le quartier de l'Épeule (lire ci-contre), Jean-Marie Bockel a réaffirmé sa volonté de « lutter contre des groupes qui cherchent à prendre le pouvoir sur des territoires entiers pour des raisons inacceptables » et s'est engagé à ce que les conclusions de sa mission soient d'abord « le fruit d'échanges concrets et la généralisation de pratiques efficaces de terrain ».

Lire l'article paru le 1° octobre 2010 sur lavoixdunord.fr