L'actualité de Jean-Marie Bockel

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Conférence de presse : J-M Bockel lance la mission « prévention délinquance »

Publié le 01 Septembre 2010

PARIS,  1 septembre 2010 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, un des membres "d'ouverture" du gouvernement, s'est montré mercredi sans état d'âme et décidé à mener à bien la mission sur la prévention de la délinquance que lui a confiée Nicolas Sarkozy début août.
"En tant que membre du gouvernement, je suis dans la solidarité, la complémentarité, la conviction, l'engagement", a déclaré M. Bockel lors d'une conférence de presse à la Chancellerie.
"Si un jour je me pose la question de ma démission, je démissionne et j'explique pourquoi", a ajouté le président du parti social-libéral La Gauche moderne (LGM), affirmant être "en phase" et "assumer" son appartenance au gouvernement.
A propos des Roms par exemple, il s'est dit "content que la réponse de l'Etat arrive", parce qu'une "collectivité seule ne peut pas régler le problème".
Quant à savoir si sa mission n'était pas destinée à apporter une "petite touche" de prévention à la politique sécuritaire du moment, il a répondu qu'il comptait apporter "une grosse touche, une méga-touche".
"C'est mon job", a-t-il dit, affirmant que le président de la République était comme lui, convaincu qu'il ne pouvait "y avoir de sécurité durablement réussie et efficace sans politique de prévention de la délinquance". Tout comme il ne peut y avoir de "prévention sans possibilité de sanction".
En décembre 2009, M. Bockel avait lui-même confié une mission sur la prévention de la délinquance juvénile à un responsable de la municipalité de Mulhouse, ville dont il a été le maire durant 21 ans.
Il en reprendra certaines recommandations dans le rapport qu'il doit remettre d'ici fin octobre. Il compte aussi rencontrer "des grands témoins", effectuer des "déplacements sur le terrain" et organiser, le 14 octobre, des "assises de la prévention", à la cour d'appel de Paris.
L'idée, a-t-il rappelé, est de travailler en amont dans des domaines prioritaires tels que la "parentalité" et "l'exclusion" (scolaire, sociale, familiale), avec une "meilleure coopération" entre les différents acteurs.
En une vingtaine d'années, le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a augmenté de 118 %, a-t-il affirmé. "Si tout allait bien, je n'en ferais pas une priorité".