L'actualité de Jean-Marie Bockel

Sénateur du Haut-Rhin


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Bockel : « On ne peut pas se proclamer leader du centre »

Publié le 03 Juillet 2012

« Faire un groupe centriste à l’Assemblée, même avec des gens qui ne se parlent plus, c’est une bonne chose. Pour autant Jean-Louis Borloo ne peut pas s’autoproclamer leader du centre. Il n’a pas cette légitimité », juge Jean-Marie Bockel, toujours coordonnateur de l’Alliance républicaine, écologique et sociale, créée lorsque Borloo voulait se présenter à la présidentielle. Sans aller au bout. Bockel, lui, préconise de « ressusciter l’Ares, quitte à changer de nom, pour entamer une démarche basée sur des idées, car parler de valeurs communes ne suffit pas ». Mais surtout, le choix du leader du centre découlera de cette démarche…

EN SEPTEMBRE À MULHOUSE ?. – « Président de la plus petite formation, la Gauche moderne », appelée à changer de nom « maintenant que la gauche est au pouvoir », Jean-Marie Bockel se veut réaliste. Il ne revendique pas le leadership du centre, mais propose d’ouvrir les Journées de Mulhouse aux autres dirigeants pour « construire une pensée politique qui les distingue de l’UMP ». Plutôt que de « se lancer dans une course effrénée au leadership entre leaders qui ont failli au niveau de l’Ares… » Voilà qui est dit.

ET BAYROU ?. – « Même si François Bayrou a voté pour Hollande, cela n’interdit pas le dialogue entre centristes », veut croire Jean-Marie Bockel – conscient que certains de ses amis ont fait le même choix… Mais il insiste sur « l’ancrage clair dans l’opposition », même s’ « il ne s’agit pas de compliquer la tâche du gouvernement en période de crise ». De même, le sénateur de Mulhouse plaide « pour créer des passerelles avec les centristes de l’UMP, de Jean-Pierre Raffarin à Fabienne Keller et à Philippe Richert ».

RICHERT CONTRE LE CUMUL. – Le président du conseil régional, Philippe Richert, a confirmé, vendredi, qu’il ne retournerait pas au Sénat. Même si la loi permet à l’ancien ministre de retrouver son siège de parlementaire. « Je n’aurai qu’un mandat, celui de président de conseil régional », a assuré Philippe Richert. Son 1 er vice-président, André Reichardt, pourra « continuer son travail de parlementaire… » Mais l’occasion était trop belle pour tacler « ceux qui se déclarent contre le cumul, mais qui cumulent allégrement un exécutif et un mandat de parlementaire ». D’évidence, le président visait le sénateur-maire PS de Strasbourg, Roland Ries.

DÉSARMEMENT UNILATÉRAL. – Les candidats socialistes à la députation se sont engagés – par écrit – à abandonner leurs mandats locaux d’ici septembre. Les sénateurs élus l’an passé devront aussi se conformer à la règle édictée par le PS. « Je suis favorable au dispositif contre le cumul des mandats pour les maires et les présidents d’intercommunalités », relève Roland Ries – qui n’est cependant pas concerné par le dispositif, ayant été élu en 2004. « Mais je suis interrogatif sur ce désarmement unilatéral, alors que les élus de droite pourront continuer de cumuler. Il vaudrait mieux que nous fassions voter le plus rapidement possible une loi qui s’appliquera en 2014 », préconise-t-il.

RICHERT ET STRASBOURG – L’intérêt que Philippe Richert manifeste à Strasbourg, à travers notamment le Racing qu’il s’apprête à subventionner fortement, n’a pas échappé à Roland Ries. Ni à ses adjoints dont plusieurs visent sa succession, au cas où il ne se représenterait pas aux municipales dans deux ans. « Richert se prépare à toutes les éventualités », glisse un élu de gauche. Si d’autres, à droite, posent des jalons, il est le seul, avec Fabienne Keller, à avoir une revanche à prendre. Mais le rappel de l’échec, contre Catherine Trautmann en 1995, même s’il était alors moins connu, pourrait l’inciter à la prudence…

STURNI RESTE À LA RÉGION. – Le nouveau député de Haguenau, Claude Sturni, a siégé vendredi au conseil régional. Celui qui est aussi maire et conseiller régional – donc touché par la loi actuelle sur les cumuls – a quelques mois devant lui avant de quitter la Région. Un de ses concurrents, dont la candidature avait été refusée par la préfecture, a déposé un recours en Conseil d’État. La décision ne tombera pas avant plusieurs semaines. Dès lors la présidence de la commission culture n’est pas vacante…

HOMÉ ET LA CIRCONSCRIPTION RÉSERVÉE. – Le conseiller régional et maire de Wittenheim, Antoine Homé, candidat malheureux aux législatives dans la circonscription de Thann/Cernay, n’a pas digéré de passer pour « un parachuté ». Il n’a pas davantage apprécié qu’on le soupçonne de n’avoir pas voulu affronter Francis Hillmeyer. « La 6 e circonscription était réservée à une femme », répète-t-il, en rendant « hommage au score de Malika Schmidlin M’Benbarek… »

SIGNES INQUIÉTANTS. – Fabienne Keller voit « des signes inquiétants de la part du nouveau gouvernement pour l’écologie », et dans l’éviction de la ministre Nicole Bricq, recasée au Commerce extérieur, et dans le passage de l’écologie au 10 e rang protocolaire du gouvernement. La sénatrice du Bas-Rhin s’interroge sur la tenue du sommet environnemental annoncé par l’ex-ministre de l’Écologie, ironisant sur les « engagements non durables » de François Hollande.

GROSSKOST SECRÉTAIRE. – Arlette Grosskost a été élue secrétaire de l’Assemblée nationale, qui en compte douze, dont quatre UMP. La députée du Haut-Rhin a aussi été désignée membre du bureau du groupe UMP au Palais Bourbon.

Retrouvez cet article paru le 1° juillet sur le site www.lalsace.fr