Remise du rapport de Jean-Marie BOCKEL, sur la prévention de la délinquance des mineurs

Le 3 novembre 2010, le Président de la République a reçu Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d'Etat à la Justice, qui lui a remis son rapport sur la prévention de la délinquance juvénile.

Lire le rapport "La Prévention de la Délinquance des Jeunes"

Cette mission lui avait été confiée par le chef de l'Etat le 3 août dernier en vue d'engager une large concertation avec les acteurs de la prévention et de la sécurité, d'expertiser les bonnes pratiques en France comme à l'étranger et de formuler en conséquence des propositions innovantes.

Aux termes de plus de soixante auditions et de la tenue, le 14 octobre dernier, des « assises de la prévention de la délinquance juvénile », M. Jean-Marie BOCKEL a formulé quinze propositions. Il propose de recentrer la politique nationale de prévention de la délinquance juvénile autour de trois axes prioritaires :

1/ Une politique publique de soutien à la parentalité :

Des mesures sont proposées pour renforcer l'autorité parentale, favoriser l'intégration et responsabiliser les familles à l'égard de l'obligation scolaire. Le rôle du maire dans les dispositifs locaux de prévention de la délinquance est par ailleurs réaffirmé en proposant de développer les mesures de rappel à l'ordre et de généraliser les Conseils des droits et des devoirs des familles.

2/ La restauration de la citoyenneté par l'école :

L'école doit demeurer le creuset où se forge non seulement le futur citoyen mais où s'intègre également, dès le plus jeune âge, la notion de règle. Des mesures doivent être prises pour accompagner les dispositifs ambitieux déjà mis en place par le Gouvernement afin de lutter contre l'absentéisme et le décrochage scolaire, qui touche 60.000 élèves par an et recoupe très souvent la délinquance. Il est proposé en particulier la mise en place d'un repérage précoce des difficultés sociales et sanitaires des enfants afin de permettre leur prise en charge le plus en amont possible. Des programmes de lutte contre les violences scolaires (racket harcèlement) doivent également être conduits.

3/ La mise en œuvre d'une stratégie volontariste de reconquête de l'espace public :

Cet enjeu constitue le devoir de l'Etat et de l'ensemble des acteurs concernés qui sont mobilisés par la notion d'intérêt général. Il s'agit de regarder ici la réalité en face, d'affronter les défis qui minent le pacte républicain dans son expression quotidienne, qu'il s'agisse des phénomènes de bandes, des trafics, de la montée en puissance de l'économie souterraine mais aussi d'un prosélytisme fondamentaliste hostile aux principes de laïcité.

Les principales propositions visent à concevoir et à mettre en œuvre une politique spécifiquement ciblée sur les violences commises par les bandes de jeunes filles, dont la part dans la délinquance ne cesse d'augmenter, à redonner une place centrale à la prévention spécialisée et aux éducateurs de rue et à développer des formations adaptées aux spécificités des mineurs dans les écoles de police.

Le rapport propose enfin la création d'un dispositif d'appel à des bénévoles pour mettre en œuvre un parrainage civique de jeunes en situation de rupture.

Lire le rapport "La Prévention de la Délinquance des Jeunes"

Lire le communiqué de l'Elysée

 


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Rapport Bockel : les éducateurs de rue réagissent (lagazettedescommunes.com)

Malgré le remaniement du gouvernement, le Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée salue les propositions de l’ex-secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, mais rappelle son attachement à la protection de l’enfance.


Le rapport Bockel sur la prévention de la délinquance des mineurs survivra-t-il au remaniement gouvernemental et au départ de son instigateur, l’ex-secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel ? Rien n’est moins sûr. Néanmoins, le Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS) a souhaité réagir aux préconisations visant à donner « une meilleure visibilité à la prévention spécialisée ».

 

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Emmanuel Dupuy : Développer une culture de la résilience…pour prévenir la délinquance

Le parcours du civisme, de la citoyenneté et de l’esprit de défense n’est pas à découvrir, il doit être seulement mieux défini, et mieux balisé.

 

C’est dans cet engagement totalement citoyen pour la défense des valeurs de la République, et pour la promotion de tout ce qui constitue son existence, de l’économie au patrimoine culturel, que réside notre identité nationale.

 

 

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Prévention : Les centres fermés pour délinquants sont-ils efficaces ?

La lutte contre la délinquance des jeunes bute sur le manque de moyens des juges et des éducateurs. Résultat: peu d'options entre défaut de sanction et prison.
Lenteurs judiciaires, éducateurs surchargés, prévention défaillante... Les experts qui se réuniront le 14 octobre prochain autour de Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la Justice, pour faire le point sur la lutte contre la délinquance des mineurs, tireront un triste constat, à en juger par les chiffres. En 2007, date des dernières statistiques disponibles, pas moins de 300 000 mineurs ont été identifiés en situation de fragilité et de délinquance. Parmi eux, 76 046 ont fait l'objet d'une sanction après être passés devant un juge pour enfants - une augmentation de 1,6 % par rapport à 2006 - tandis que 211 809 autres ont été confiés, dans le cadre de la protection judiciaire, à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) ou au secteur associatif.

 

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Pilier incontournable de la cohésion sociale : la Prévention

Le sentiment d’insécurité des populations en France, est devenu une réalité omniprésente dont le développement s’est progressivement détaché de celui de l’insécurité à proprement parler.
Ainsi la perception qu’ont nos citoyens de l’insécurité, tant qualitativement que quantitativement, ne coïncide que peu ou prou avec la réalité des risques en la matière.

Cependant, cette perception agit sur la réalité quotidienne et a contribué à la faire évoluer telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Le développement de ce différentiel entre perception et réalité a, depuis plusieurs années, contraint les acteurs locaux à envisager différemment les actions à mettre en place
pour répondre, avec cohérence à ces deux aspects de l’insécurité.

 

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