Rupture entre les jeunes et la politique

Article de Rami Zouaoui

« Aujourd’hui les jeunes ne s’investissent pas assez voire pas du tout dans la vie de la collectivité, ce qui traduit à mon sens un réel malaise dans notre société.
En effet, ces derniers n’accordent que peu de crédit à la chose publique. La vie démocratique a besoin d'être alimenté quotidiennement par les actes politiques de personnes, faisant autant acte de leur individualité que du respect des normes universelles de la société. En s'en détournant, nous portons préjudice aux fondements de notre société fondée sur des valeurs républicaines.
Néanmoins, le désengagement est un engagement en tant que tel, en opposition à l'ordre démocratique. Cet acte a ses raisons et on peut le comprendre, quand je pense notamment à la piètre image qu’ont les jeunes des hommes politiques, qui ne donnent pas toujours l’exemple...

 

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Profession de foi

Jeunesses de France et de Navarre,
Quelle responsabilité que celle de devoir imaginer et faire advenir la société de demain ! Gramsci écrivait à une autre époque : « L’ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour, dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Immanquablement, oui, notre génération verra elle aussi coïncider le moment de son passage dans la vie avec des bouleversements grandioses et effrayants.

De deux choses l’une : ou bien nous prenons les rennes de ces forces en mouvement et nous les maîtrisons, ou alors nous en serons les jouets et nous serons emportés par le flot des événements. Ce qui est sûr, c’est que nous ne sauverons pas les meubles de la démocratie sans transformer de fond en comble l’ordre néolibéral qui s’est imposé aux peuples depuis trois décennies. Non, la chute du Mur de Berlin, ce n’était pas la fin de l’Histoire. Celle-ci est à nouveau en marche. Non, la mentalité néocapitaliste de l’individu sans foi ni loi n’est pas immuable. Le néolibéralisme irresponsable à perverti l’âme du libéralisme soucieux, lui, des droits de chacun. La concurrence de tous contre tous où l’homme est un loup pour l’homme et le renard libre dans un poulailler libre, nous le savons dorénavant, ce n’est pas l’essence de la civilisation, c’est l’état de barbarie.

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Adresse à mes camarades de la dissidence

Chers camarades, chers amis,


Je souhaite vous réunir pour vous présenter un projet de mouvement de jeunes à La Gauche Moderne et vous proposer de constituer cette équipe, vaguement esquissée à plusieurs reprises sous forme de rassemblements informels.
Pourquoi ?
Je pense -pour le dire dans le registre du marketing personnalisé-, qu’une véritable opportunité s’offre à nous de nous engager d’abord intellectuellement, puis pour ceux qui le souhaitent, politiquement.
Nous faisons partie d’une génération qui a été privée de grands clivages structurants. Faut-il s’en plaindre ? Au moins les écueils de l’embrigadement de masse et du messianisme révolutionnaire nous auront-ils été épargnés. Mais c’est malheureusement souvent pour nous voir contaminés par l’idéologie diffuse du progressivisme ambiant, pour être livrés pieds et mains liés aux forces de l’air du temps crassement boboïsé. Parfois dans le cynisme individualiste du « après moi le déluge » et plus souvent dans l’arrivisme individuel maquillé de revendications vertuistes et de surenchères bien-pensantes.

 

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Trouver notre voix

Il est temps de trouver notre voix et de prendre la parole !
Notre génération n’a pas encore évalué sa situation, ou si l’on veut ce qui fait l’originalité de son passage dans le monde, l’unicité de son expérience. Nous nous devons d’élaborer un diagnostic qui nous soit propre, un diagnostic générationnel établissant les caractéristiques spécifiques de notre ère culturelle.

Non que nos ainés n’aient rien à nous dire. C’est même tout le contraire, ils sont apparemment les seuls à détenir quelques bribes d’intelligibilité sur ce que nous vivons. Mais en adoptant le point de vue de notre génération, nous entamerons un travail de réappropriation de notre univers. Nous devons déchiffrer nous-mêmes le mystère de notre époque.

Diantre ! Il serait tout de même étrange que notre expérience générationnel ne soit appréhendable que d’un point de vue extérieur… J’ai du mal à croire que nous n’ayons pas nous même les code permettant de pénétrer le secret de nos existences.

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Discours de Samuël Berthet, Université d’été de La Gauche Moderne, octobre 2010

Chers amis, nous avons été lésés !

Jeunesses Gauche Modernes, nous ne sommes pas contemporains de grands clivages intellectuels. Pas de luttes magistrales pour nous enflammer ! Pas de camps idéologiques pour nous reconnaître ! Pas de vrais maîtres à penser pour nous orienter et avec qui ferrailler !
Face à nous : de molles contestations bien huilées, de l’indignation tartuffienne, une ritournelle d’oppositions factices, stériles et ennuyeuses. Le monde tel qu’il va, lui, fait plus ou moins consensus.

Pourtant derrière cette léthargie agitée, derrière cette virulence artificielle et téléygiénique, une véritable bataille de l’esprit nous attend ! En filigrane, un enjeu crucial se dessine que je résumerai, pour en grossir les traits, par cette question un peu extravagante : « pour ou contre le boboïsme généralisé ? » Autrement dit : prise de conscience ou aveuglement ? Lucidité, face aux problèmes qui minent notre société. Ou évitement par auto-enfermement dans une vision angélique niant toutes les difficultés, et voulant nous interdire de les voir ? Pour ou contre la fuite en avant vers l’irréalité, la chute dans l’irréalisme ?

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