ELECTIONS LEGISLATIVES les 10 et 17 juin 2012

et 3 juin pour les circonscriptions des Français de l'étranger


Les candidats de la Gauche Moderne aux élections législatives de 2012

Le député Jean Grenet descend (enfin) dans l’arène législative sur la 5e circonscription

Pyrénées-Atlantiques - 5ème circonscription

Le député Jean Grenet descend (enfin) dans l’arène législative sur la 5e circonscription des Pyrénées-Atlantiques


Jean Grenet n’est pas “un déserteur”.Malgré la coloration chaque jour un peu plus rose de sa circonscription, la 5e des Pyrénées-Atlantiques, le député Parti Radical-UMP a choisi de descendre une nouvelle fois dans l’arène législative. Il l’a officiellement annoncé hier : à 72 ans, il brigue un troisième mandat de suite, au côté de Nicole Darrasse, élue d’opposition UMP à Anglet.

“On pouvait se poser la question si, avec 56,7 % pour Hollande dans la circonscription et 60 % à Bayonne, le député sortant que je suis, allait se présenter ou pas”, a-t-il planté le décor. “J’ai décidé d’être candidat. C’est une élection extrêmement difficile. Ceux qui croyaient que je n’allais pas partir parce qu’elle est difficile me connaissent mal. Je suis un battant”.

“Député engagé, homme libre”

La déclinaison de son slogan de campagne (“Un député engagé, un homme libre”) doit lui permettre de rassembler au-delà de la droite. Le “député engagé” est celui “qui ne surfe pas, qui travaille, à Paris et dans la circonscription”, mais aussi le “centriste, au Parti radical valoisien depuis 25 ans, parti situé au centre droit ou à l’aile gauche de la majorité sortante”.

Cet appel à l’électorat centriste ne le coupe pas de l’UMP pour autant. Il se dit “fier d’avoir soutenu le gouvernement de François Fillon pendant cinq ans”, et a été investi “par le Parti Radical, l’UMP, le Nouveau Centre et la Gauche moderne”, bien que “sans avoir couru après ces investitures”. En tant que “député engagé”, il revendique pêle-mêle le maintien du tribunal de Bayonne et de la CAF, un taux de chômage moins élevé que la moyenne hexagonale sur l’agglomération (8,4 %), ou encore un solde positif de création d’entreprises de 4,3 %.

L’étiquette d’ “homme libre”, serait matérialisée par son caractère “entier” mais “non partisan”. J. Grenet se veut homme de “rassemblement” au-delà des partis, capable de ne pas voter certaines lois à l’Assemblée car contraires à ses convictions (réforme territoriale, Hadopi, test ADN). C’est cette liberté qui l’aurait également fait intervenir “sur le rapprochement des prisonniers” et “contre l’extradition d’Aurore Martin”.

Pour un département Pays Basque

En direction des électeurs abertzale, l’élu bayonnais va même plus loin : “Il y a actuellement au Conseil des élus un débat sur la gouvernance du Pays Basque (…) La réflexion s’oriente aujourd’hui vers la constitution d’une Collectivité territoriale expérimentale, du style un peu de la Corse, avec compétence de la Région et du Département. Je ne serai pas un obstacle à la démarche en cours”, La question étant “extrêmement compliquée”, si elle “ne devait pas aboutir”, Jean Grenet veut remettre sur le tapis l’idée d’un “département Pays Basque”, cette idée à laquelle il s’est toujours opposé mais qu’il semble prêt à porter aujourd’hui “dans le contexte de paix”.

Anticipant la question sur le cumul des mandats, le député de la 5e circonscription, maire de Bayonne, président de l’Agglomération côte basque Adour et président du Syndicat des transports, l’a justifié ainsi : “Le cumul des mandats, ce n’est d’abord pas le cumul des rémunérations puisque celui-ci ne dépasse pas 7 500 euros. C’est en fait une addition de responsabilités : cette concentration, que vous pouvez trouver excessive, permet pour moi l’efficacité et la cohérence”.

Et de conclure, à l’attention de ceux qui douteraient de sa capacité à assumer toutes ces charges : “J’ai choisi ma vie. Certains rêvent des Seychelles ou de décapotable. Moi ma vie, c’est le travail, Je fais 75 à 80 heures par semaines. J’en suis très heureux. Et en plus de ça en forme”.

 

Retrouvez cet article de Pierre MAILHARIN paru le 10 mai 2012 dans le Journal du Pays Basque