25 oct : Café-politique avec Jean-Pierre Le Goff et Philippe Cohen

Café-politique

avec Jean-Pierre Le Goff et Philippe Cohen

Le 25 octobre 2011, 18h30 - 20h30

Taverne Karlsbraü,

6 place de la République, Paris 11ème.


> Lien FACEBOOK de cet événement

 



Agrandir le plan

 

 

LOCALISER | PARTAGER

 

 

« L’imaginaire de gauche est-il prisonnier de l’angélisme culturel ? »

Les Jeunesses Gauche Moderne avec l’ARES Jeunes
Vous invitent à un café-politique autour de Jean-Pierre Le Goff et de Philippe Cohen.

... A l’issue des débats, un pot de l’amitié, aussi appelé « apéritif », vous sera offert par La Gauche Moderne.



Sur fond de crise du projet politique, la gauche s’est trop souvent raccrochée à de grandes valeurs incantatoires. Se convertissant à la morale justicière, elle a donné le ton à une société branchée oublieuse des classes populaires. Face aux craintes exprimées par les Français, elle a répondu par le dénigrement et la culpabilisation, sans véritablement prendre en compte ces angoisses réelles. L’imaginaire de gauche, qui est la chose la mieux partagée au monde, même par la droite, a ainsi perdu prise avec la réalité et s’est condamnée à l’angélisme culturel. Car la réalité est réactionnaire, sale, populiste etc., alors que nous, nous voulons tous être cools, ouverts sur le monde et ses évolutions, libres et tolérants…

L’abandon des principes républicains ou le rejet des références à la nation engendre une crise identitaire. Nous assistons au développement d’un individualisme apolitique et angélique, qui décrit le monde comme une vaste société que la morale et les droits de l’homme pourraient seuls réguler. Dans ce contexte, comme l’explique Jean-Pierre Le Goff, le FN a pu apparaître comme le parti de « l’anti-décadence ».

Les classes populaires se sentent délaissées, trahies, rejetées dans l’ombre au profit de nouvelles victimes plus télégéniques. Les « perdants » de l’économie libérale mondialisée sont aussi très affectés par les bouleversements opérés dans la famille et l’éducation, par la perte des repères culturels, l’évolution des mœurs et des loisirs sur le modèle des nouvelles classes-moyennes dont la culture est devenue hégémonique. Et puis le modernisme comme seul credo suscite un sentiment d’incompréhension, où l’on finit par se demander : « mais tout ça pour quoi ? », « à quoi bon » et « où va-t-on ? »…

Ce sont toutes ces évolutions et leurs répercutions que Jean-Pierre Le Goff et Philippe Cohen, chacun à leur façon, analysent minutieusement.


Jean-Pierre Le Goff, sociologue et philosophe, Président du club Politique Autrement, vient de publier « La gauche à l’épreuve », qui donne une grille de lecture lumineuse pour observer et comprendre notre environnement culturel ou ce qu’il appelle l’ « air du temps ». Dans son dernier article, qui vient de paraître dans la revue Le Débat, Jean-Pierre Le Goff revient plus précisément sur les raisons de l’essor du Front National.

Philippe Cohen, Rédacteur en chef de Marianne2, membre fondateur de feu la Fondation Marc Bloch puis un temps Secrétaire Général de la Fondation du 2 Mars, contribue largement à cet éclaircissement de la vie politique française asphyxiée par le « politiquement », puis le « moralement correct ». Pour avoir tenté d’expliquer la récupération actuelle des attributs républicains par le FN de Marine Le Pen, Philippe Cohen s’est vu un temps l’objet d’une polémique. On l’accusait de faire le lit du FN parce qu’il tentait d’expliquer les raisons de l’adhésion des classes populaires au FN nouvelle version.